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Cessez-le-feu : la "responsabilité commune" de Kiev et de Moscou

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Cessez-le-feu : la "responsabilité commune" de Kiev et de Moscou

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Le cessez-le-feu décrété ce vendredi en Ukraine sera-t-il suivi d’effets ?
Les deux camps se sont engagés à le respecter même si le scepticisme se mêle à l’espoir dans l’optique de mettre fin à un conflit qui a déjà fait au moins 2600 morts.

Le protocole comprend 12 étapes mais ne fixe pas de date butoir.

“Ce cessez-le-feu est basé sur l’accord que nous avons conclu lors de ma conversation téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine. C’est la raison pour laquelle je pense qu’il est désormais de notre responsabilité commune de le faire durer”, a ainsi déclaré le président ukrainien Petro Porochenko.

Ce protocole signé à Minsk prévoit notamment le retrait des forces ukrainiennes pour empêcher le bombardement de zones civiles.

C’est donc un succès pour les séparatistes et la Russie, dans la mesure où cet accord pourrait ouvrir la porte à la fédéralisation, voire même à la perte de plusieurs villes de l’est de l’Ukraine.

Ce protocole s’appuie largement sur le plan élaboré par Vladimir Poutine lors de son déplacement en Mongolie.

Pour Jan Techau, expert des relations internationales chez Carnegie Europe, “on ne peut pas vraiment faire confiance à Vladimir Poutine sur le terrain. Ses objectifs stratégiques n’ont pas changé. Ils sont d’ailleurs à l’opposé de ceux des Européens et dans la mesure où il est difficile de les faire converger, je crois que le conflit va persister”, dit-il.

“Les leaders de l’OTAN ont accueilli avec précaution cet accord de cessez-le-feu. De nombreux défis restent à relever. Le président ukrainien Petro Porochenko insiste sur le fait que l’intégrité territoriale de l’Ukraine n’est pas négociable. Les rebelles, eux, veulent toujours faire sécession. Faire appliquer cet accord sur le cessez-le-feu, sera donc le plus gros obstacle à franchir”, estime James Franey, l’envoyé spécial d’euronews au sommet de l’Otan, à Newport au Pays de Galles.