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Ecosse : le casse-tête européen

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Ecosse : le casse-tête européen

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Dans les pubs écossais, on ne parle que de cela. Dans 10 jours, le
territoire britannique se prononcera par référendum sur son indépendance. Or si le oui l’emportait comme le prédit le dernier sondage, les relations ne se compliqueraient pas seulement avec Londres mais aussi avec le reste de l’Europe.

Le président de la Commission européenne l’a clairement dit il y a des mois. Si l’Ecosse quittait le Royaume-Uni de David Cameron, elle devrait redemander son adhésion à l’Union européenne. A la Commission, on refuse d’en dire plus.

“ Cette position n’a pas changé, et elle est officielle. Ce n’est pas notre rôle, 10 jours avant le vote, d’interférer dans la campagne avec de nouvelles déclarations qui seront reprises partiellement ici ou là “, s’est contentée de commenter la porte-parole Pia Ahrenkilde Hansen.

Le Premier ministre écossais Alex Salmond, espère, lui, négocier le maintien ou la réintégration rapide d’une Ecosse indépendante dans l’Union européenne. Mais d’après Vivien Pertusot, analyste à l’Institut français des relations internationales, ce ne sera pas simple :

“ Elle devra demander son adhésion et le Conseil qui réunit les Etats membres sera appelé à voter. Le plus grand risque, c’est que l’Ecosse arrive avec beaucoup de demandes. Oui à l’Union européenne, mais nous ne voulons pas de l’euro, nous ne voulons pas faire partie de Schengen. Et ce sera très difficile de décrocher toutes ces dérogations que l’Ecosse avait en tant que partie intégrante du Royaume-Uni. “

Une chose est sûre, les indépendantistes, notamment catalans, suivront de près les développements écossais.