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Trêve fragile en Ukraine

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Trêve fragile en Ukraine

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Les deux camps s’accusent mutuellement de rompre le cessez-le-feu conclu vendredi dernier à Minsk. Chacun reconnaît qu’il s’agit là d’incidents sporadiques isolés, mais la tension reste à son comble. D’après Kiev, les séparatistes auraient attaqué hier la ville de Mariupol. Des séparatistes qui accusent pour leur par l’armée ukrainienne d’avoir bombardé Donetsk. Dans ce contexte, pas de répit pour la population. Les civils restent cloîtrés dans des refuges improvisés.

Une situation que dénonce Amnesty International. L’organisation non-gouvernementale se dit convaincue que les deux parties ont violé la législation internationale encadrant les conflits. “Nous recevons des témoignages de différents types de violations et de bombardements sans discernement. Toutes ces accusations doivent faire l’objet d’une enquête parce qu’en temps de guerre, on ne peut être sûr de rien, si ce n’est que – d’après nos informations – les deux camps peuvent être accusés de crimes de guerre”, affirme Salil Shett, secrétaire général d’Amnesty International. D’où l’importance de cette trêve destinée à mettre fin à cinq mois de combats qui ont fait 2 600 morts et fait un demi-million de déplacés.