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Opep : pour l'instant, la baisse des cours du pétrole brut n'inquiète pas le cartel


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Opep : pour l'instant, la baisse des cours du pétrole brut n'inquiète pas le cartel

Les marchés pétroliers surveillent toujours la baisse des cours du pétrole brut : mercredi le baril de Brent de la mer du Nord affiche moins de 99 dollars et celui de brut léger américain un peu plus de 92 dollars.

Le cours du baril de référence de l’Opep – l’organisation des pays exportateurs de pétrole – est descendu en septembre à 98 dollars 50 après avoir atteint près de 108 dollars au mois de juin.

Un des facteurs de cette baisse c’est la faiblesse de la demande. Récemment, l’Agence internationale de l‘énergie a revu à la baisse sa prévision de demande de brut pour cette année.

“L’augmentation de l’approvisionnement garde les cours sous pression. Une partie de la prime de risque géopolitique qui est apparue durant l‘été et qui était liée à l’Irak, a disparu, estime Ole Hansen, responsable à Copenhague de la stratégie sur les matières premières chez Saxo Bank.
Et nous arrivons dans une période – celle des deux prochains mois – oú la demande de raffinage se réduit. Donc à court terme, les cours peuvent encore baisser”.

On notera également que l’essor du pétrole de schiste aux Etats Unis a fait gonfler l’approvisionnement des marchés et qu’au sein de l’Opep, la production libyenne a augmenté, les exportations irakiennes n’ont pas été affectées malgré le conflit.

“La hausse de la production de l’Opep l’an dernier était destinée à combattre la pression sur les cours dûe à la réduction de l’approvisonnement en provenance de Libye.
Mais il sont de retour, et on doit s’attendre à une réaction tôt ou tard, explique encore Ole Hansen.
Mais actuellement on constate une augmentation de la production en Irak et qui pourrait évoluer à la hausse en Iran et là, l’Arabie Saoudite est prête à abandonner des parts de marché”.

Tous les experts sont d’accord : il faudrait que les cours du brut descendent encore pour que l’Arabie Saoudite – premier producteur de l’Opep – intervienne.

Il est clair également que les cours actuels sont inférieurs aux niveaux nécessaires à l‘équilibre budgétaire de certains pays comme l’Irak, l’Iran et l’Algérie.

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