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"On ne va pas remplacer Air France par Transavia" - Frédéric Gagey, Pdg du groupe

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"On ne va pas remplacer Air France par Transavia" - Frédéric Gagey, Pdg du groupe

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Pour reconquérir les lignes concurrencées par les compagnies low cost comme Ryanair ou easyJet, Air France souhaite ouvrir en 2015 de nouvelles bases en Europe, regroupées au sein de Transavia Europe, avec des pilotes sous contrat local, bien plus intéressants pour Air France.
Les pilotes d’Air France, qui se sont mis en grève, dénoncent les conditions salariales chez Transavia Europe. Ils craignent aussi de devoir travailler dans la filiale et de renoncer à leurs acquis sociaux.

“Notre projet n’est sûrement pas de remplacer Air France par Transavia, explique Frédéric Gagey, le Pdg d’Air France, notre projet est de compléter l’ensemble des outils d’Air France pour attaquer un nouveau marché qui est un marché “loisirs”, en développant Transavia”.

La direction d’Air France affirme qu’une compagnie low cost, Transavia Europe en l’occurrence, ne peut offrir les mêmes conditions salariales que celles faites aux pilotes d’Air France dont le revenu moyen se monte à 17 000 euros brut mensuels.

Les compagnies européennes sont à un point de non retour. Les vols courts et moyens courriers sont les chasses gardées des transporteurs low cost. Et sur se segment, explique notre spécialiste du secteur aérien Gianni Magi, les compagnies classiques doivent revoir leur business plan pour rester compétitives et ainsi offrir des services longs courriers dont les marges sont les plus importantes“.

Les syndicats d’Air France sont divisés sur la grève des pilotes. Si la CGT, majoritaire dans le groupe ne condamne pas la grève, la CFE-CGC et la CFDT qualifient le mouvement des pilotes de corporatiste. “Comme d’habitude ils ne pensent qu‘à eux” dénoncent les deux syndicats“.

Un représentant de la CFE-CGC explique que sur les 20% de gains de productivité exigés par la direction d’Air France, les personnels au sol sont aujourd’hui à 19% et les pilotes à 5% seulement.
Dix à quinze millions d’euros par jour : c’est ce que coûte le conflit à Air France selon la direction.