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Alex Salmond, le "libérateur" de l'Ecosse?

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Alex Salmond, le "libérateur" de l'Ecosse?

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A 59 ans, Alex Salmond est un animal politique qui ne laisse personne indifférent. “Politicien le plus talentueux de sa génération” pour les uns, pétri d’arrogance pour les autres, le leader du Parti national écossais occupe une place à part dans le paysage politique britannique. Le SNP, il le rejoint sur les bancs de la prestigieuse université Saint Andrews, où il étudie l‘économie avant d’entrer à la Royal Bank of Scotland.

Travailleur infatigable, il entre aux Communes en 1987, avant de prendre la tête du SNP en 1990 et de mener la bataille de la dévolution. Avec lui, le petit parti indépendantiste prend un peu plus de poids à chaque élection. Jusqu‘à la victoire en 2007 au Parlement écossais, qui le propulse premier ministre, puis la confirmation, écrasante, de 2011, et la majorité absolue.

Une porte grande ouverte : le 15 octobre 2012, David Cameron et Alex Salmond s’entendent sur l’organisation d’un référendum sur l’indépendance le 18 septembre 2014. C’est l’accord d‘Édimbourg, et la consécration.

Dans l’une des biographies les plus célèbres qui lui est consacrée, Salmond est dépeint comme despotique, un homme pouvant être agressif, opportuniste, voire populiste.

Mais c’est un homme qui sait parler, et se rendre aimable auprès des siens. Redoutable orateur aussi face à ses adversaires dans l’arène politique, des réparties cinglantes comme en a fait les frais le travailliste Alistair Darling, chef de la campagne pour le non à l’indépendance. Lors du dernier débat télévisé fin août, il inverse la tendance par un discours passionné:

“L’indépendance s’appuie sur un constat simple : personne, absolument personne ne pourra diriger les affaires de ce pays mieux que ceux qui vivent et travaillent en Écosse. Personne n’est plus attaché à l‘Écosse. Exactement comme en 1979, des voix pessimistes nous disent que l’on ne peut pas y arriver. Eh bien, elles ont tort.”

En grand amateur de courses de chevaux, le trublion écossais est allé jusqu’au bout. Ultime phase de ce qu’il a toujours appelé “la bataille de sa vie”.