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Euro-2020 : vers de l'inédit

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Euro-2020 : vers de l'inédit

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Outre Londres et Münich, qui ambitionnent d’accueillir les demi-finales et la finale de l’Euro-2020, dix-sept villes de dix-sept pays différents ont déposé un dossier.

Douze seront sélectionnées – l’annonce du verdict se fera ce vendredi à Genève – pour recevoir trois matches de poules et un huitième ou un quart de finale.

Parmi les candidats, il y a Rome avec son Stade olympique du Foro Italico, théâtre des exploits de la Roma et de la Lazio.

Les Pays-Bas ont également toutes leurs chances avec l’Amsterdam Arena, l’un des premiers stades en Europe à avoir été équipé d’un toit rétractable.

Cette enceinte porte bonheur aux Bleus qui y ont gagné leur deuxième titre européen en l’an 2000 en battant l’Italie grâce à un but en or de David Trézéguet.

Cette année-là, les Pays-Bas s‘étaient alliés à la Belgique pour co-organiser l’Euro.

Bruxelles espère de nouveau recevoir les meilleures équipes du Continent d’ici six ans.

De Dublin à Budapest

Ce serait en revanche une grande première pour l’Irlande qui n’a jamais accueilli de rencontre de l’Euro.

L’UEFA pourrait donc sélectionner l’Aviva Stadium de Dublin, bien connu des amateurs de rugby pour servir de terrain de jeu au XV du Trèfle lors du Tournoi des Six Nations.

Parmi les prétendants, il y a aussi la Russie avec le futur stade de Saint-Pétersbourg.

La Zénith Arena, qui doit sortir de terre en 2016 moyennant près d’un milliard d’euros, disposera de plus de 60.000 places et devrait être utilisée lors de la Coupe du monde en 2018.

Autre enceinte d’envergure qui doit bientôt voir le jour, le Ferenc Puskas Stadium, du nom du buteur hongrois qui avait conduit son pays jusqu’en finale du Mondial en 1954.

Ce stade, qui doit être implanté à Budapest et livré en 2018, pourra accueillir jusqu‘à 68.000 spectateurs et il répond à tous les critères fixés par l’UEFA.

Et si les meilleurs footballeurs du Continent s’affrontaient dans une “cathédrale”, en l’occurrence celle de San Mamès qui vient tout juste d‘être reconstruite ?

Pas impossible, puisque Bilbao a été choisi pour représenter l’Espagne, plutôt que Madrid ou Barcelone.

En mémoire des poteaux carrés

Un stade chargé d’histoire, connu en France pour ses poteaux carrés : voici Hampden Park à Glasgow, en Ecosse.

C’est là que Saint-Etienne a perdu la Coupe d’Europe des clubs champions contre le Bayern en 1976, ou que Zinédine Zidane a marqué une superbe reprise de volée en finale de l‘édition 2002.

Le Danemark a gagné l’Euro-92, mais il n’a jamais accueilli l‘évènement.

Ce pourrait être le cas dans six ans si le Parken Stadium de Copenhague est choisi, malgré sa taille relativement modeste avec une capacité de 38.000 spectateurs.

Jamais non plus la Roumanie n’a été le théâtre d’une telle compétition sportive.

Avec le Stade national de Bucarest et ses 55.000 places, le pays dispose d’un bel atout, qui en plus présente l’avantage d‘être déjà opérationnel.

Sur le papier, la capitale bulgare, Sofia, a moins d’arguments à faire valoir.

On prévoit certes d’y construire un nouveau Stade national d’ici 2017, mais dans son rapport d‘évaluation, l’UEFA émet beaucoup de réserves sur les conditions d’accès ou bien encore de sécurité.

Du rugby au football

Le Pays de Galles a déjà organisé des rencontres de la Coupe du monde de rugby en 1999 et en 2007; il espère maintenant accueillir des matches de l’Euro-2020 de football.

Le Millennium Stadium de Cardiff a de bonnes chances d‘être sélectionné grâce à sa capacité – plus de 74.000 places – et sa modernité – il dispose d’un toit rétractable.

Dans six ans, le public gallois pourrait donc assister, à domicile, aux exploits de ses protégés, les Gareth Bale et autres Aaron Ramsey.

Zlatan Ibrahimovic, lui, aura pris sa retraite sportive d’ici là, mais la Suède ambitionne tout de même d‘être le théâtre de trois matches de poule et d’un huitième ou d’un quart de finale.

N’oublions pas que le pays scandinave a déjà organisé l’Euro; c‘était en 1992 et le Danemark s‘était imposé à la surprise générale en battant l’Allemagne en finale à Göteborg.

Cette fois, c’est à Stockholm, dans la Friends Arena flambant neuve, que les rencontres seraient organisées devant pas moins de 50.000 spectateurs.

Repousser les frontières de l’Europe

L‘équipe de France ou celle de Belgique pourraient-elles jouer leurs matches de l’Euro à plus de 4.000 kilomètres de Paris ou de Bruxelles ?

Pas impossible puisque Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, est sur les rangs avec un ambitieux projet de Stade olympique.

Un peu moins loin, Minsk a aussi fait acte de candidature en promettant la construction d’un nouveau Stade national pour janvier ou février 2019.

Problème : l’UEFA estime qu’en Biélorussie, les infrastructures, et notamment les capacités hôtelières, soit loin d‘être suffisantes.

La ville de Skopje, en Macédoine, a le même problème, même s’il s’agit de la seule candidature provenant de l’ex-Yougoslavie.

Ni la Croatie avec Zagreb, ni la Serbie avec Belgrade, ni la Bosnie avec Sarajevo n’ont voulu se lancer dans l’aventure.

Géographiquement, Israël ne fait pas partie de l’Europe, mais sportivement, oui.

D’où le dossier déposé par Jérusalem avec le Teddy Stadium qui pourrait être rénové spécialement pour l’occasion.