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Jour J pour l'Écosse

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Jour J pour l'Écosse

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Plus de quatre millions d‘électeurs sont appelés à se prononcer sur l’indépendance d’un pays qui fait partie du Royaume-Uni depuis plus de trois siècles. Dans les sondages, le non l’emporte toujours mais dans un mouchoir de poche, et le nombre d’indécis rend l’issue du scrutin imprévisible. D’où les efforts du Premier ministre écossais hier à Perth pour les convaincre.

“L’Indépendance n’est pas une baguette magique. Est-ce que des choses vont mal dans toutes les nations ? Oui. Y a-t-il des défis à surmonter ? Sans aucun doute. Reste à savoir s’il y a mieux placé pour relever ces défis que les gens qui vivent et travaillent dans ce pays”, insiste Alex Salmond.

L’indépendance, une catastrophe selon l’ancien ministre britannique, l’unioniste Alistair Darling, qui aussi lui mobilisait ses troupes hier. “Les risques d’une séparation sont très, très clairs. Rappelez-vous qu’en nous rendant aux urnes nous ne votons pas pour le mandat d’un parti ou d’un gouvernement. Nous votons pour l’avenir définitif de l‘Écosse. C’est aussi important. Si nous choisissons de partir il n’y a pas de marche arrière.”

Ce référendum inquiète également les autres États membres de l’Union européenne, à commencer par l’Espagne. Confronté aux velléités sécessionnistes de la Catalogne, Madrid estime que les aspirations à l’indépendance torpillent l’esprit européen.