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Plus de 3000 Européens partis "faire le djihad" en Syrie et en Irak

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Plus de 3000 Européens partis "faire le djihad" en Syrie et en Irak

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Comment contrer la menace que fait peser l’Etat islamique au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde ? Cette question, le coordinateur européen de la lutte contre le terrorisme en a débattu avec les eurodéputés. Nous l’avons rencontré.

Gilles de Kerchove : “ L‘échange d’informations se passe bien, on cherche à améliorer les dispositifs. Les choses ne sont pas toujours parfaites, mais je trouve qu’on a beaucoup progressé. On n’empêche des jeunes de partir, on demantèle des filières, on arrête des facilitateurs. Donc je peux dire que le système est en train de devenir trés performant. “

Euronews : “ Comment évaluez-vous actuellement la situation de la sécurité en Europe ? “

Gilles de Kerchove : “ Un phénomène qui est très accentué aujourd’hui, c’est le nombre de personnes qui vont se battre sur des théâtres extérieurs, ce qu’on appelle les foreign fighters, les combattants étrangers, et en l’espèce vers la Syrie et vers l’Iraq. C’est un nombre très impressionant, on n’a jamais connu ça en Europe. Dans le passé on avait déjà des combattants étrangers qui partaient en Afghanistan, au Yémen ou en Somalie, mais on n’a jamais eu des chiffres comme ceux d’aujourd’hui : plus de 3000 Européens.
Qu’est-ce qu’on fait quand ils reviennent ? Parce qu’une partie d’entre eux – ce sera sans doute une partie peu importante mais néanmoins -peut revenir avec un meilleur entraînement militaire, plus radicalisée, ayant surtout développé un réseau international avec d’autres djihadistes, et aussi – on l’a vu dans le cas de l’assassinat de quatre personnes devant le musée juif de Bruxelles, des gens qui ont augmenté très fortement leur dégré de tolérance à la violence. Et donc il faut qu’on évalue pour chaque personne qui revient le dégré de dangerosité. “