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Turquie : reportage dans l'hôpital d'un camp de réfugiés kurdes


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Turquie : reportage dans l'hôpital d'un camp de réfugiés kurdes

Nous sommes à Suruç, au sud-est de la Turquie, à une dizaine de kilomètres seulement de la frontière syrienne. Ici, des médecins volontaires viennent en aide aux réfugiés qui ont fui les attaques du groupe Etat islamique.

Un hôpital de fortune a été construit, où près de 250 patients affluent chaque jour. Les équipes sont débordées. “Nous n’avons pas assez de médicaments, explique le docteur Ahmet Aslan. Nous manquons de matériel de première urgence. Nous essayons d’aider ces gens avec des moyens très limités. Les blessés à la frontière syrienne viennent aussi ici.”

Les médecins soignent certains combattants kurdes, mais ce sont surtout les femmes et les enfants qui viennent à Suruç, pour des problèmes de malnutrition et de système immunitaire défaillant.

Un autre médecin, Şehmuz Alma raconte qu’ils demandent aux pharmacies, aux entrepôts de médicaments de les aider. “Mais ce n’est pas seulement une question de médicaments, poursuit-il. Les gens dorment dehors. Les enfants, les bébés ont besoin d’oreillers, de couvertures, ils ont besoin de chauffage. Comme vous le voyez, nous nous battons, au nom de l’humanité.”

Leur tâche est considérable : près de 150 000 réfugiés kurdes s’entassent désormais le long de la frontière, accroissant le risque d‘épidémie. “C’est un voyage long et difficile pour ces réfugiés contraints de vivre ensemble dans des conditions terribles et avec le risque des maladies, résume notre correspondant Bora Bayraktar. Les Kurdes qui ont fui la menace de l’Etat islamique doivent maintenant affronter les problèmes sanitaires. Ils attendent le soutien de tous.”

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