DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Cancer : le traitement nanoknife

Vous lisez:

Cancer : le traitement nanoknife

Taille du texte Aa Aa

Des aiguilles utilisées pour combattre le cancer. Le traitement nanoknife, développé depuis plusieurs années, notamment par le professeur Edward Leen en Grande-Bretagne, constitue une option pour les patients qui ont épuisé tous les autres recours. Le nanoknife permettrait de prolonger de plusieurs mois la vie de certains patients atteints de cancers inopérables. Inopérables, en général, parce qu’il n’est pas possible d’atteindre la tumeur sans endommager d’autres organes vitaux.

“Un courant électrique très fort est appliqué entre les deux aiguilles, jusqu‘à 3 000 volts. Et quand on fait passer un courant aussi élevé, cela déstabilise les cellules, la membrane des cellules et crée des nano-trous dans la membrane. Donc, cela crée littéralement des ouvertures dans la membrane qui recouvre les cellules”, explique le professeur Leen.

Ce traitement non-invasif, qui permet de s’attaquer aux cellules malades sans porter préjudice aux cellules saines, peut être répété après trois ou quatre semaines.

“L’apparition de ces trous dans la membrane de la cellule fait que cette dernière, pour ainsi dire, se suicide. Elle meurt parce que c’est un peu comme si vous aviez plein de trous dans la peau, et que tous les fluides s‘écoulent. C’est le même type de scénario”, détaille le professeur Leen.

Cette technique est encore en phase expérimentale, mais le professeur Leen espère pouvoir récolter des fonds pour lancer des essais cliniques : “les données dont nous disposons montrent qu’on peut contrôler la maladie, mais cela ne permet clairement pas de la guérir, dit-il. C’est d’autant plus vrai pour le cancer du pancréas. Il serait donc clairement conseillé de l’utiliser combiné à une chimiothérapie.”

Le traitement nanoknife ne convient malheureusement pas à tous les patients. Il est contre-indiqué pour ceux qui souffrent de problèmes cardiaques, ou dont le cancer s’est propagé à plusieurs organes.