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La Chine face au défi hongkongais

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La Chine face au défi hongkongais

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Depuis sa rétrocession par le Royaume-Uni à la Chine en 1997, Hongkong est une région administrative spéciale dotée d’un statut très particulier définit par une Loi fondamentale qui tient lieu de Constitution. “Un pays, deux systèmes”, disait Deng Xiaoping. Hongkong fait partie de la Chine, mais garde une large autonomie notamment d’un point de vue économique. L‘île possède sa propre monnaie, le dollar de Hongkong. Dixième puissance commerciale mondiale, sixième place financière, Hongkong abrite l’un des plus importants ports de commerce et de voyageurs au monde.

La Chine a promis que Hongkong garderait une relative autonomie jusqu’en 2047, soit 50 ans après le transfert de la souveraineté. Dans le cadre de l’accord de rétrocession, Pékin s‘était engagée à respecter les principales libertés politiques et économiques de Hongkong.

Mais au mois d’août dernier, la Chine a annoncé accorder le suffrage universel pour la prochaine élection du dirigeant du territoire, mais tout en gardant le contrôle des candidatures. Pékin a opté pour des candidatures de personnalités dites “patriotes” préalablement sélectionnées par une commission désignée par les autorités.

Cette décision a immédiatement provoqué des protestations en masse. Les manifestants réclament avec force davantage de démocratie. En première ligne, les étudiants, mais au total, ils sont des milliers à avoir convergé vers le poumon financier de la ville. Situé à proximité du gouvernement. Pour exprimer leur colère. Et la mobilisation se poursuit.

“L’avenir du mouvement démocratique à Hongkong prend une importance particulière, surtout après que les actes de désobéissance civile ont atteint un degré sans précédent dans l’histoire de Hongkong. Tous les citoyens qui participent à ces initiatives auront le temps d’y réfléchir. Une chose est sûre, nous n’abandonnerons jamais la lutte pour la démocratie à Hong Kong”, a expliqué, Benny Tai, l’un des fondateurs du mouvement de contestation.

Tandis que Hongkong exige la démocratie, Pékin renforce la censure sur les réseaux sociaux. Une question est en suspens, comment la Chine va-t-elle gérer le défi hongkongais ? Le plus important depuis le massacre de Tian’anmen.