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Premier revers pour la commission Juncker


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Premier revers pour la commission Juncker

Le Parlement européen a rejeté ce lundi la nomination du Hongrois Tibor Navracsics au poste de commissaire en charge notamment de la culture et de l‘éducation. Il avait suscité la défiance de nombreux élus pour avoir été l’un des ministres du très controversé Viktor Orbán. Il pourra toutefois occuper un autre rôle au sein de la commission Juncker.

L’autre fait du jour, c‘était l’audition d’Alenka Bratušek. Celle qui a été nommée vice-présidente en charge de l‘Énergie est également sur la sellette. Il lui est notamment reproché de s‘être autoproclamée commissaire européen pour son pays, la Slovénie. Lors de son grand oral, elle s’est défendue de telles accusations.

‘‘Nous avons envoyé une liste de noms, de choix. Cette short-list comportait trois noms, dont le mien. Et la décision finale a été prise par le président Juncker.’‘

Dans l’ensemble, la prestation de l’ancienne Première ministre slovène est loin d’avoir convaincu de nombreux élus.

“Je pense qu’elle avait même du mal à comprendre les questions’‘, souligne la Portugaise de centre-gauche, Ana Gomes.

“L’Union énergétique, le changement climatique, a besoin de leadership. C‘était tout le contraire, souligne pour sa part l‘écologiste luxembourgeois Claude Turmes. Ce n‘était pas du leadership, c‘était se cacher derrière des articles du Traité, disant que cette nouvelle commission européenne, ne peut rien faire sans l’accord des Vingt-Huit États membres. C’est la fin d’une politique progressiste sur l‘énergie et le changement climatique.’‘

Alenka Bratušek pourrait, comme d’autres avant elle, être conviée à un oral de rattrapage. Pour l’heure, rien ne dit qu’elle fera partie de la prochaine Commission.

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