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Un sommet pour l'emploi à Milan


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Un sommet pour l'emploi à Milan

Ce mercredi à Milan s’ouvre la conférence européenne sur l’emploi dans un climat délétère. Les divergences profondes entre l’Allemagne qui soutient la rigueur et la France et l’Italie qui demandent plus de flexibilité risquent d’obscurcir un sommet censé apporter des réponses au chômage.

Car le chômage ne recule pas, en particulier dans les pays du sud. En Italie, 44% des moins de 25 ans sont sans emploi, un nouveau record.

Luca a 27 ans. Il a travaillé dans un magasin de luminaires pour un salaire de 600 euros pendant trois mois, puis il a été prié de signer sa démission, sans réelle explication. Voici ce qu’il répond quand on lui demande ce qu’il attend de ce sommet :

“ J’attends un vrai pas en avant sur l’emploi. Un job de six mois ne suffit pas comme point de repère pour se construire un avenir. Ce sont les contrats à long-terme qui donnent une garantie, une perspective, qui nous permettent de penser au futur. “

Pour Alessandro Rosina, professeur de statistiques sociales et démografiques, l’Europe doit considerer ses jeunes comme une ressource pour l’avenir et pas comme un poids.

“ La différence entre le nord et le sud de l’Europe est très marquée. Ce n’est pas un hasard si les pays qui prônent l’austérité sont ceux ou la situation des jeunes n’est pas si dramatique. L’Allemagne a un taux de chômage des jeunes plus bas qu’au début de la crise “, nous dit-il.

Pour donner malgré tout une image d’unité, la présidence italienne de l’Union européenne a annoncé une conférence de presse conjointe avec la France et l’Allemagne à l’issue du sommet.

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