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Les jeunes pousses de la politique


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Les jeunes pousses de la politique

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Quelle est la meilleure manière d’enseigner la politique ? Comment inciter les jeunes à faire carrière dans ce domaine ? Voyons quelles initiatives très diverses sont menées en Allemagne, en Birmanie et en Argentine.

Découvrir la politique grâce aux infos télé pour enfants

Pour se former dans ce domaine, il n’est pas toujours nécessaire de suivre un enseignement formel. En Allemagne, par exemple, une émission de télé baptisée "Logo" et diffusée par la télévision publique allemande ZDF invite les enfants à s’intéresser à des sujets politiques très divers. Noa et Marie, 9 et 10 ans, font partie de ses téléspectatrices assidues. Nous les avons accompagnées dans leur découverte des coulisses de l‘émission. Le programme réunit chaque jour, plus de 400.000 enfants devant leur petit écran.

Quant aux sujets politiques, la rédactrice en chef applique un seul critère pour les choisir : qu’ils aient un intérêt pour les enfants. Et si c’est le cas, il faut éviter de s’adresser à eux en les infantilisant.

En 2010, “Logo” a reçu la plus haute distinction de la télévision allemande. La qualité de l‘émission est saluée aussi bien par les professionnels que par les parents, leur rôle étant d’ailleurs essentiel pour inciter les enfants à s’informer.

Étudier les sciences politiques en Birmanie : c’est nouveau

La politique est encore un sujet controversé en Birmanie. Le pays s’est depuis peu, ouvert sur le monde extérieur et aujourd’hui les Birmans ont davantage de liberté pour exprimer leur opinion par exemple même si l’ancien régime militaire a durablement façonné la société.

Nilar Kyaw, chef d’entreprise à Rangoun, se passionne pour la politique et aujourd’hui, elle n’est plus obligée de cacher son intérêt pour ce domaine : elle suit des cours dans un nouvel établissement, l'Institut de sciences politiques de Rangoun. Il a été fondé par un groupe de jeunes intellectuels birmans dont Zin Mar Aung. La jeune femme a passé onze ans en prison après avoir été arrêtée en 1998 pour sa participation à une campagne électorale. “La société dans son ensemble est déjà traumatisée rien qu‘à l’idée de s’impliquer en politique,” souligne-t-elle, “donc, inciter les nouvelles générations à s’orienter vers ce domaine, c’est encore un grand défi pour nous.”

Ce programme gratuit prévoit soixante heures d’enseignement. Les candidats doivent faire une demande d’inscription en ligne et passer un entretien. Depuis son lancement il y a trois ans, l‘établissement a formé plus de 400 étudiants en sciences politiques et en relations internationales.

Argentine : les ambitions d’un jeune chercheur en politique

À Buenos Aires, nous faisons la connaissance de Martin de Angelis , un jeune chercheur en sciences politiques qui après s‘être engagé dans le bénévolat, a choisi de faire des études en relations internationales et gouvernance. Il a aujourd’hui la ferme intention de faire carrière en politique. “La plupart des jeunes veulent devenir de grands chefs d’entreprise comme Bill Gates ou les meilleurs joueurs de foot du monde comme Lionel Messi,” nous explique-t-il avant d’ajouter : “mais la société serait bien meilleure s’ils voulaient être présidents ou avoir des responsabilités sociales et publiques de manière à se servir de la politique comme d’un instrument pour changer les choses.”

Martin a étudié la politique à l’Université de Buenos Aires, la première du pays en termes d’effectifs. Un établissement gratuit pour tous, y compris pour les étrangers. Sont sortis de ses rangs, quatre Prix Nobel et des personnages célèbres comme Ernesto Che Guevara.
Depuis la fin de ses études en Argentine, le jeune homme a décroché plusieurs bourses notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Il s’est aussi distingué lors de rencontres internationales dont le sommet sur l‘éducation WISE en 2011.

Si pour l’instant, il n’a pas encore trouvé son orientation politique, il espère malgré tout siéger un jour au Parlement argentin que nous visitons avec lui. “L’apogée d’une vocation au service du public, c’est la représentation,” lance le jeune chercheur, “tous ces sièges ici représentent des électeurs et c’est cela, l’esprit de la démocratie.”

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