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La Russie s'impatiente vis-à-vis de l'Occident

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La Russie s'impatiente vis-à-vis de l'Occident

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“Etes vous nos amis ou bien nos ennemis, il va falloir choisir”? C’est en des termes un peu moins crus que le ministre russe des affaires étrangères Sergeï Lavrov a posé cette question aux puissances occidentales au cours d’un colloque de l’association des entrepreneurs européens qui se tenait mardi à Moscou.

“Les relations entre la Russie et l’Union européenne ont atteint un tel point qu’une décision doit être prise sur la direction de nos interactions futures, quand nous devrons nous demander si nous sommes des partenaires stratégiques ou si nous sommes toujours des concurrents géopolitiques, a affirmé Sergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères.”

En début de semaine, le rouble, plombé par la crise ukrainienne et la chute des cours du pétrole, est tombé à
son plus bas niveau historique par rapport au dollar et à l’euro.
La banque centrale russe a dépensé six milliards de dollars en quelques jours pour défendre sa monnaie.

La population russe voit avec inquiétude le rouble plonger face aux monnaies importantes, car cette chute de la monnaie augmente le prix des importations et donc l’inflation, dopée également par l’embargo imposé par Moscou sur la plupart des produits alimentaires en provenance de l’occident en réponse aux sanctions.

A ceci s’ajoute la décrue des cours du pétrole qui dure depuis plusieurs semaines. Le brut étant la ressource qui assure la majorité des revenus du gouvernement russe.

N’oublions pas que les sanctions occidentales interdisent aux entreprises russes du secteur énergétique de se refinancer sur les marchés financiers européens et américains, ce qui constitue un handicap certain pour le développement de ces entreprises : un point crucial pour l‘économie russe.