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Le drone de la discorde

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Le drone de la discorde

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Au départ, c‘était un simple match de qualification pour l’Euro-2016; à l’arrivée, c’est devenu une affaire d’Etat entre la Serbie et l’Albanie.

On approche de la mi-temps, le score est de zéro partout, quand un drone fait son apparition dans le stade du Partizan de Belgrade.

Le défenseur serbe, Stefan Mitrovic, saisit alors le drapeau qui y est accroché.

Y figure une carte de la Grande Albanie, ce projet nationaliste visant à regrouper dans un même pays toutes les communautés albanaises des Balkans.

S’en suivent des jets de fumigènes et de projectiles, ainsi que des bagarres entre joueurs et avec les supporteurs.

“Sur le moment” affirme le défenseur de Chelsea et capitaine serbe Branislav Ivanovic, “on n’a pas vraiment bien compris ce qui s’est passé. Au nom de mon équipe, tout ce que je peux dire, c’est qu’on voulait continuer la partie. On a protégé les joueurs albanais pour qu’ils puissent regagner le tunnel menant aux vestiaires.”

Accusé d’avoir télécommandé le drone, le frère du Premier Ministre albanais dément toute implication dans cet incident.

Un incident qui a conduit l’arbitre anglais, Martin Atkinson, à interrompre définitivement la rencontre.

“C’est en fait à l’unanimité que nous avons pris cette décision” affirme l’ancien milieu de terrain du Paris Saint-Germain et de l’Olympique de Marseille, Lorik Cana. “Avec la situation et les blessures que certains d’entre nous avaient subies, parfois au visage, vu notre état psychologique, vu aussi que la sécurité n‘était pas assurée, on est arrivé à la conclusion que le match ne pouvait pas reprendre”.

Le patron de l’UEFA Michel Platini parle de “scènes inexcusables” et précise que des procédures disciplinaires ont été ouvertes à l’encontre des Fédérations serbe et albanaise.