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Disparues de Perpignan : le suspect, passé aux aveux, est-il un tueur en série ?


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Disparues de Perpignan : le suspect, passé aux aveux, est-il un tueur en série ?

Les familles des trois jeunes filles, assassinées successivement dans le quartier de la gare de Perpignan (Hérault) il y a une vingtaine d’années, ont enfin un début de réponse dans leur quête de vérité. Le suspect, qui avait été arrêté dans cette même ville mardi dernier et qui était depuis en garde à vue, a fini par avouer l’un des meurtres jeudi : celui de Mokhtaria Chaïb, une étudiante en sociologie de 19 ans, dont le corps avait été retrouvé le 21 décembre 1997, le lendemain de sa disparition, dans un terrain vague proche de la gare. L’homme qui est passé aux aveux dans les locaux du SRPJ de Montpellier est un sans domicile fixe de 54 ans, Picard d’origine et ancien magasinier. Il a été mis en examen pour “viol avec arme en récidive et assassinat” et placé en détention provisoire. Le suspect a déjà passé plusieurs années en prison, ses empreintes génétiques se trouvaient donc dans le fichier national de la police française, c’est ce qui l’a perdu.

Ce n’est que l’an dernier que l’affaire a pu rebondir grâce à l’ADN. Les recherches de plus en plus précises de la police scientifique ont permis d’isoler une empreinte génétique masculine sur la scène de crime de Mokhtaria Chaïb et deux autres sur les lieux du crime de Marie-Hélène Gonzalez. Le cadavre de cette dernière, une jeune femme de 22 ans, avait été découvert le 26 juin 1998, dix jours après sa disparition, toujours près de la gare de Perpignan; elle était atrocement mutilée et décapitée. L’ADN du suspect a ainsi pu être comparé aux empreintes partielles, car dégradées, prélevées sur le corps également mutilé de manière quasi chirurgicale de Mokhtaria Chaïb. La troisième victime, Tatiana Andujar, une lycéenne de 17 ans, avait pareillement disparu dans le quartier de la gare le 24 septembre 1995. Elle n’a jamais été retrouvée.

Cette accélération de l’enquête ne veut pas dire pour le moment que le suspect est l’auteur des deux autres meurtres mais elle permet de redonner confiance aux proches des jeunes filles assassinées. Depuis 17 ans, ils n’ont pas cessé d‘être échaudés. Une centaine de personnes ont été entendues en vain et la population de Montpellier est restée longtemps dans l’inquiétude. Les circonstances des meurtres font plutôt penser à un rituel sanglant d’un tueur en série. Les victimes sont toutes jeunes et brunes, l’assassin les attaquait toujours dans la même zone et s’acharnait sur leur dépouille.

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