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Milan : des drones pour surveiller la frontière entre la Russie et l'Ukraine

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Milan : des drones pour surveiller la frontière entre la Russie et l'Ukraine

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Cette proposition, bientôt en vigueur, ainsi qu’un début d’accord sur la question du gaz russe livré à l’Ukraine, sont quelques unes des avancées concrètes qui sont ressorties des rencontres entre les présidents Porochenko et Poutine à Milan ce vendredi, lors du sommet ASEM Asie-Europe.

En l’absence d’un cessez-le-feu réel dans l’est de l’Ukraine, Moscou et Kiev en sont toujours à la mise en application d’un accord trouvé il y a plus d’un mois.

Petro Porochenko :
“Tout d’abord, les deux parties doivent suivre de façon stricte le mémorandum de Minsk et vont se concentrer sur l’application stricte des douze points sans exception. Deuxièmement, les élections locales qui vont avoir lieu à Donetsk ne se dérouleront que selon la loi signée hier. Enfin, nous avons fait certains progrès sur la question du gaz”.

Un accord a été trouvé avec Paris, Rome et Berlin pour l’utilisation de drones de surveillance.

Vladimir Poutine :
“Il y a des problèmes de contrôle de la ligne de démarcation, la zone tampon. Sur cette question on a pas mal avancé à mon avis. Nous avons trouvé un accord sur l’utilisation de drones et de techniques modernes qui permettent de définir les origines des frappes, si cela se produit. Nous avons trouvé un accord avec nos partenaires ukrainiens sur les conditions de la reprise de la livraison de gaz en Ukraine au moins pour la période hivernale.”

Le président russe a prévenu qu’il n‘était plus question pour son pays de livrer du gaz sans être payé. Il a ainsi suggéré que l’Ukraine soit “épaulée” par l’Union européenne pour payer ses dettes gazières.

Simona Volta, envoyé spécial à Milan: “A Milan, la Russie et l’Ukraine ont essayé à nouveau de se parler. Et encore une fois l’Italie, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et les institutions européennes ont joué les entremetteurs. mais les présidents Poutine et Porochenko Poroshenko restent fermes sur leurs positions et la conciliation est difficile. Nous verrons ce qu’il va se passer à Bruxelles, mardi prochain, lorsque l’Europe va amener les deux pays à la table des négociations.”