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Coup de mou pour l'iPad et les tablettes

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Coup de mou pour l'iPad et les tablettes

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Le PDG d’Apple, Tim Cook, a présenté récemment la dernière version de l’iPad, la célèbre tablette de la marque à la pomme. Son nom : l’iPad Air 2. Principales nouveautés : un écran anti-reflet, un capteur photo plus performant, un système de reconnaissance d’empreintes digitales ou encore une connexion Wi-Fi plus rapide. Autres caractéristiques de cet iPad, son poids, encore plus léger que son prédécesseur, et sa taille. Il s’agit du modèle le plus fin jamais produit par Apple : seulement 6,1 millimètres d‘épaisseur, contre 7,5 millimètres pour l’iPad Air 1, même si à l‘œil nu la différence n’est pas si flagrante. À titre de comparaison, cette tablette est plus fine qu’un crayon à papier. Premier prix pour cet iPad : environ 400 euros.

La difficulté pour Apple sera de maintenir la passion des consommateurs intacte. L’engouement du public pour les tablettes s’est, en effet, un peu effrité ces derniers temps, en raison notamment de l’abondance des produits sur le marché. Selon le cabinet Gartner, les ventes ont progressé de seulement 11 % cette année, contre 55 % l’année d’avant.

Pour en savoir plus, nous avons rencontré à Milan, Paolo Ottolina, l’expert en technologies du prestigieux quotidien italien Corriere della Sera.

Claudio Rocco, euronews : On dit que, depuis peu, la tablette est en crise. Partagez-vous cette opinion ?

Paolo Ottollina : Souvenez-vous, il y a plusieurs années, après le lancement du premier iPad, Steve Jobs avait dit qu’on était entré dans l‘ère post-PC, laissant imaginer que, dans un futur proche, les ordinateurs personnels allaient disparaître de nos vies et être remplacés par quelque chose de différent. Mais l’année dernière, le marché est allé dans le sens inverse, y compris Apple avec son iPad, qui a vu les ventes baisser, et ce malgré une variété de modèles, dont un plus petit. Pourquoi ? Et bien probablement, car les utilisateurs, notamment du monde de l’entreprise, ont réalisé que, si la tablette était très pratique pour consulter des sites web, écrire de courts emails, regarder des films et écouter de la musique, elle n‘était pas si pratique que cela pour produire du contenu, écrire de longs textes et réaliser des activités typiques de bureautiques. C’est pourquoi l’an passé, les tablettes traditionnelles se sont moins bien vendues, au contraire des vieux PC, qui ont d’ailleurs, entre temps, évolué. Regardons par exemple cet objet : c’est une tablette, mais couplé à cet appareil, il se transforme en un véritable petit ordinateur portable ; on peut même l’utiliser pour des petites présentations.

euronews : Les appareils hybrides comme celui-ci sont aujourd’hui très répandus. Pensez-vous qu’ils représentent l’avenir ?

Paolo Ottollina : C’est un avenir possible. Je pense que nous aurons, d’un côté, la nouvelle vague de tablettes, qui sont nées avec l’iPad – ce sont essentiellement des appareils avec écrans tactiles qui sont utilisés principalement à la maison – et d’un autre côté, nous aurons des appareils comme celui-ci qui seront utilisés à la fois à domicile et au travail.

euronews : Les smartphones s’agrandissent ; sont-ils en train de concurrence les tablettes ?

Paolo Ottollina : Oui, sans aucun doute, car un smartphone comme celui-ci, qui a un écran de 5,7 pouces, presque 6 pouces, est assez proche d’une petite tablette, disons d’une 7 pouce, qui a revitalisé un peu le marché de la tablette. Et souvent, les utilisateurs, notamment à cause de la crise économique, préfèrent acheter un appareil simple qui sert à la fois de smartphone et de petite tablette, plutôt que d’avoir deux appareils différents.

Seuls les chiffres des ventes diront si les consommateurs aiment toujours les tablettes, ou s’ils préfèrent se tourner vers d’autres appareils.