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Les marchés du Moyen-Orient résistent au recul des bourses mondiales


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Les marchés du Moyen-Orient résistent au recul des bourses mondiales

Les indices mondiaux ont affiché la semaine dernière, des reculs vertigineux qui figurent parmi leurs pires baisses de ces trois dernières années. Tandis que l’on s’inquiète de voir les Bourses poursuivre leur chute, nous faisons le point dans cette édition sur la situation des marchés du Moyen-Orient : ils se montrent eux aussi plus vulnérables, mais résistent malgré tout.

Tout d’abord, rappelons que les places américaines, européennes et asiatiques ont dévissé pour plusieurs raisons : le ralentissement de la croissance mondiale, le risque d’une déflation et les craintes d’une nouvelle récession dans la zone euro – ce qui a chahuté les banques et d’autres valeurs financières -, les spéculations sur une hausse des taux d’intérêt et l’expansion de l‘épidémie d’Ebola qui a tiré vers le bas, les actions liées aux transports.

Malgré un léger rebond en fin de semaine dernière, les différents indices ont perdu les gains qu’ils avaient engrangés depuis janvier. Le DAX allemand et le CAC 40 français sont les plus pénalisés avec respectivement – 8,8 % et – 7,6 %. Ces baisses sont vues comme de mauvais signes, mais surtout comme l’illustration des accès de panique qui ont ponctué la semaine dernière.

Les marchés du Moyen-Orient ont ressenti un effet domino : le principal indice boursier d’Arabie Saoudite a chuté de 9,7 %. À Dubaï, le recul a atteint 8 %. Pour autant, depuis le début de l’année, les marchés de la région restent dans le vert : par exemple, les gains atteignent 32,1 % à Dubaï. L’indice égyptien EGX 30 progresse lui de 25,6 %.

Que ce soit en Europe ou au Moyen-Orient, cette vision pessimiste des marchés a poussé les investisseurs à se tourner vers des valeurs refuge comme l’or et les obligations d‘États plus stables économiquement.

Pour aller plus sur ce sujet, nous avons interrogé Nour Eldeen Al-Hammoury qui s’occupe de stratégie des marchés chez ADS Securities à Abu Dhabi.

Daleen Hassan, euronews :
“Pensez-vous qu’il s’agit d’une baisse de court terme ou de long terme ?”

Nour Eldeen Al-Hammoury d’ADS Securities :
“Ces chutes peuvent être considérées comme saines. Les marchés actions ont cru depuis plus de quatre ans sans aucune correction claire ou notable. En réalité, ces baisses sont de courte durée, notamment parce que les banques centrales continuent de mener leurs politiques conciliantes. Donc tant que ces politiques se poursuivent, les marchés actions enregistreront de nouveaux gains.”

euronews :
“Que faut-il faire pour stopper cette instabilité ?”

Nour Eldeen Al-Hammoury :
“D’abord ne pas céder à la panique. La plupart des reculs que nous avons observés la semaine dernière étaient en partie alimentés par des ventes de panique.
Mais nous avons constaté que nos clients en Asie, en Europe et ici au Moyen-Orient sont intéressés à reprendre des positions sur les marchés actions ou obligataires, mais c’est parce que des membres de la Réserve fédérale ont laissé entendre que de l’argent bon marché serait disponible si besoin.”

euronews :
“Concernant le Moyen-Orient, pourquoi ses marchés affichent-ils d’aussi bonnes performances cette année malgré les tensions géopolitiques ?”

Nour Eldeen Al-Hammoury :
“Comme nous l’avons déjà dit, ses marchés sont très attractifs puisque cette région peut être considérée comme la plus sûre, la plus stable et la plus dotée de potentiel au monde. Ses marchés ont bénéficié de ce qui s’est passé ailleurs, notamment du ralentissement en Europe. De plus, le Moyen-Orient a ouvert ses portes aux investisseurs étrangers. Et nous avons déjà indiqué que de nombreux investisseurs se tournaient vers cette région, du moins vers Abu Dhabi et les Émirats arabes unis, malgré le contexte mondial. Au final, les traders et les investisseurs cherchent la sécurité, la stabilité, de bons prix et de bonnes technologies.”

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