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Brésil : la classe moyenne arbitre de la présidentielle ?

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Brésil : la classe moyenne arbitre de la présidentielle ?

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Dans la dernière ligne droite, la candidate sortante à la présidence du Brésil, Dilma Roussef, a finalement creusé l‘écart. Les tout derniers sondages lui donnent 6 à 8 points d’avance sur son adversaire Aecio Neves.

La campagne a été dure depuis le second tour, Dilma Roussef a attaqué personnellement Aecio Neves. Et l’ancien président Lula est venu à sa rescousse pour contrer celui qu’il appelle “un fils à papa”.

Les plus modestes de la société brésilienne semblent d’ailleurs prêts à laisser de côté les affaires de corruption du Parti des travailleurs qui ont émaillé les 12 ans de gouvernance de la gauche, comme ce musicien et professeur de musique qui habite dans la favela Cantagalo à Rio :

“J’appartiens à ceux qui pense qu’on ne change pas une équipe qui gagne. On ne devrait pas changer. Il est possible qu’il y ait un changement, mais je pense que si Dilma remporte l‘élection, elle devra garder les gens en qui elle a confiance et se débarrasser de ceux qui veulent s’enrichir illégalement.”

C’est dimanche que les 142 millions d‘électeurs brésiliens sont appelés à choisir entre la dauphine de Lula et le favori du milieu des affaires. Pour les plus aisés, le choix est fait :

“Nous voyons que les gens souhaitent un changement, tout le monde ici est contre Dilma, mais on ne sait pas. On est dans un quartier élitiste de Rio” explique cette propriétaire d’une clinique médicale à Ipanema.

Plus que trois jours avant que l’incertitude soit levée. C’est la classe moyenne désormais majoritaire qui jouera les arbitres. 40 millions de Brésiliens l’ont rejointe grâce aux programmes sociaux de la gauche.