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Budget UE : la Grande-Bretagne ne sortira pas son chéquier


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Budget UE : la Grande-Bretagne ne sortira pas son chéquier

L’addition ne passe pas. Colère et incompréhension de David Cameron. Le Premier ministre britannique refuse de payer la rallonge de 2,1 milliards d’euros réclamée vendredi par la Commission européenne pour sa contribution au budget 2014. Motif avancé : une santé économique meilleure que prévue.
“Lorsque vous écoutez une partie de la Commission européenne, c’est toujours le même discours dit-il : ‘le résultat de cette facture, c’est un ajustement technique, tout le monde doit payer’. Nous sommes un membre de cette organisation dans laquelle nous avons investi, nous sommes un acteur de premier plan. On ne peut pas adhérer à une organisation qui nous présente soudain une facture de deux milliards d’euros avec trois semaines de préavis. Ce n’est pas un comportement acceptable.”

La Commission invoque pour sa part l’application de règles budgétaires admises par tous. C’est pourquoi la présidente lituanienne Dalia Grybauskaitė, ancienne commissaire au Budget, ne comprend pas la surprise de David Cameron : “Eurostat prends ses décisions et fait ses calculs sur la base des informations des agences nationales données par les gouvernements nationaux explique-t-elle. Et seulement alors, après vérifications, eurostat présente cette information à la Commission qui calcule ensuite qui doit à qui et qui doit payer.”

L’Italie et les Pays-Bas devront également remettre de l’argent dans le pot commun, alors que l’Allemagne et la France devraient au contraire avoir droit à des rabais.

Même si le chiffre de 2,1 milliards d’euros avancé par la Commission n’est encore qu’une estimation, David Cameron est formel : il ne sortira pas le chéquier.

L’annonce de cette possible rallonge budgétaire des Britanniques intervient en plein débat au Royaume-Uni sur l’appartenance à l’UE. Un texte prévoyant l’organisation d’un référendum d’ici à 2017 sur ce sujet a été adopté il y a une semaine.

Les montants précis doivent faire d’ici la fin de l’année l’objet d’un arbitrage avec le Parlement européen et le Conseil, qui représente les gouvernements.

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