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Présidentielle au Brésil : Roussef et Neves tentent le tout pour le tout

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Présidentielle au Brésil : Roussef et Neves tentent le tout pour le tout

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Dilma Roussef confirme sa réputation de “dame de fer”. Dopée par les derniers sondages qui lui prédisent une avance confortable et portée par la puissante machine électorale du Parti des travailleurs (PT), la présidente brésilienne sortante mène une campagne musclée en vue de sa réélection à la présidentielle de dimanche. Si la stratégie Roussef a consisté à “démolir” l’image lisse du rival Aécio Neve, elle s’est surtout appliquée à comparer les douze années au pouvoir du Parti des travailleurs (PT) avec les huit ans précédents de gouvernance de la droite.

Ce message ne souffre aucune contestation dans les favelas. Les programmes sociaux de la gauche bénéficient en effet à plus de 50 millions de démunis des régions les plus pauvres du Nord-Est du pays.

“Je vis avec moins de 50 euros par mois. Demain, je vais aller chercher de l’argent, acheter ce dont j’ai besoin pour mon fils et voilà il n’y aura plus rien. Je devrais attendre le mois prochain pour que Dilma me redonne de l’argent. Elle nous aide. Sans Dilma, nous serions vraiment en difficulté. Ma mère élève aussi 12 enfants grâce aux allocations familiales”, dit Vera Lucia Lemos, une habitante de Jardim Gramacho.

Les couches les plus aisées veulent de leur côté en finir avec Dilam Roussef qu’ils jugent responsables du ralentissement économique du pays. Le Brésil est entré en récession au premier semestre.

“Nous voyons des gens qui souhaitent du changement. Tout le monde ici est contre Dilma, mais nous ne savons pas. Nous sommes à Rio de Janeiro, dans un quartier élitiste”, explique une Brésilienne.

“Je crois aussi que nous avons besoin de changer de président afin de changer notre économie et d’améliorer les indicateurs qui sont dans le rouge”, dit un autre Brésilien.

C’est comme l’homme de la situation que s’est présenté Aécio Neves à ses compatriotes. Le rival de Dilma Roussef, le “candidat du changement” comme il aime à le dire, est un pur produit de l‘élite politique brésilienne.
Ce technocrate de 54 ans, petit-fils de président, député, gouverneur, sénateur, favori des milieux d’affaire,
promet un “choc de gestion” libérale pour relancer l‘économie en panne du géant émergent.

Il tente de séduire la classe moyenne des grandes villes du sud-est industrialisé qui veut en finir avec le règne d’un Parti des travailleurs (PT) miné par les affaires de corruption et l’indigence des services publics.

Rita Ferreira, euronews :
“En cette dernière semaine de campagne électorale, au centre de la plus grande circonscription électorale du pays, Dilma Roussef et Aécio Neves ont intensifié leurs campagnes dans la rue. Chacun joue le tout pour le tout dans cette campagne considérée comme la plus dure de l’histoire du Brésil”.