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Union bancaire : examen de passage réussi pour les banques européennes

Vingt cinq des 130 principales banques de la zone euro ont échoué à l’examen des tests de résistance mis en place par la Banque centrale européenne pour évaluer leur situation financière. Mais sur ces 25 banques, 12 d’entre elles ont depuis la fin de l’année dernière comblé leur déficit de fonds propres.
La BCE a identifié les principaux problèmes en Italie, à Chypre et en Grèce.
La banque italienne Monte dei Paschi di Sienna accuse le déficit de fonds propres le plus important et le système bancaire italien apparaît comme le principal point noir avec neuf établissements recalés aux stress tests.
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“Nous pensons que l‘évaluation globale de la BCE confirme la robustesse et la justesse du secteur bancaire italien affirme Giovanni Sabatini directeur général de l’association des banques italiennes. Parce que si vous ajoutez le scenario du stress test à ce qui est déjà arrivé à l‘économie italienne vous obtenez cinq années consécutives de récession. Et bien malgré ça, deux banques seulement ont vraiment échoué aux tests”.
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Ces deux banques italiennes sont Monte dei Paschi di Sienna et Banca Calige.
En Grèce c’est la satisfaction qui pérdomine. Une seule banque grecque Eurobank sur les quatre systémiques devra encore trouver un peu d’argent – une vingtaine de millions d’euros pour satisfaire aux exigences en capital de la BCE.
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“En Grèce, les banques et le gouvernement ont accueilli avec satisfaction les résultats des tests car les fonds que les institutions grecques doivent se procurer sont minimes, affirme notre corresondante permanente à Athènes Symela Touchtidou. Le capital de ces banques est maintenant considéré comme suffisant. Mais ce qu’on attend d’elle maintenant c’est qu’elle financent l‘économie réelle car le pays se bat toujours pour se débarrasser de six années de récession”.
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“C’est une très bonne évolution, se réjouit Theodore Fessas le Président de la Fédération des entreprises grecques.
Car elle va permettre de diminuer les taux d’intérêt des prêts aux entreprises et des 5,6 ou bien 7% habituels on arrivera à 2-3% qui est le taux des prêts aux autres entreprises européennes. On espère aussi que les banques vont règler leurs problèmes de créances douteuses et que l‘économie grecque va sortir de la zone marécageuse dans laquelle elle se trouve et se montrer capable de trouver un nouveau chemin vers la croissance”.
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Selon plusieurs économistes, le vrai sujet est le montant du déficit de fonds propres des banques européennes. Et il est très très faible selon ces économistes.
Quoi qu’en pensent les esprits critiques : l’opération a obligé les banques européennes à réaliser un vaste état des lieux et notamment à revoir à la hausse l’encours de leurs prêts douteux de 136 milliards à 880 milliards d’euros.

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