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‘Blend Web Mix’, deux jours de web en capitale des Gaules

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‘Blend Web Mix’, deux jours de web en capitale des Gaules

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Il mijote depuis plusieurs mois dans une cuisine lyonnaise : le ‘Blend Web Mix’. Cette conférence internationale et francophone autour des « cultures web » se tiendra les 29 et 30 octobre prochain à Lyon.

‘Blend Web Mix’ veut mélanger aussi bien le design, la technique, le ‘business’ et la recherche. « Nous avons voulu concevoir un lieu de rencontre pour tous ceux qui ‘font’ le web : développeurs, designers, business développeurs, marketeux ou encore chercheurs. » précisent Guilhem Bertholet et Jerry Nieuvarts, co-fondateurs de La Cuisine du Web, l’un des trois co-organisateurs de l’événement avec L’Université de Lyon et Cluster Edit.

Ces deux jours de conférences et de rencontres seront ponctués, comme la plupart de ce type d’événements, par de nombreux rendez-vous : un concours de startups, un hackathon ici appliqué autour de la construction d’un prototype en impression 3D sur le thème de la cuisine connectée, ou encore un temps réservé à la présentation rapide de projets, ici des projets de recherche à ‘pitcher’ en 180 secondes.

Parmi les intervenants annoncés, des présidents ou salariés de grandes entreprises du web telles que PriceMinister, Evernote, Leetchi ou encore A Little Market.

Julien Petit, délégué général de La Cuisine Du Web, nous en dit plus.

euronews :
Difficile de déceler un fil rouge dans votre programme. Est-ce volontaire ?

Julien Petit, La Cuisine du Web :
Comme l’explique généralement Jerry Nieuvarts de la Cuisine du Web, l’idée de ‘Blend Web Mix’ c’est de réunir tous les travailleurs du web, qu’ils soient dans le design, la technique ou le business, les trois grands axes de Blend. On peut trouver de la transversalité sur certains sujets mais pas sur tous. Donc le thème principal sera toujours le même : le mix. Nous évitons de présenter un thème fort pour tenter de réussir à se renouveler à chaque fois en présentant des choses mixées.

euronews :
Cherchez-vous à rivaliser avec la conférence LeWeb ?

Julien Petit :
Comme l’a dit Jean-David Chamboredon, nous sommes un peu un LeWeb gaulois. Il nous a présenté comme ça pour insister sur l’ambiance informelle de notre conférence qui ne se veut surtout pas snob. Nous faisons tout pour que tout le monde soit au même niveau, que l’on soit un grand nom qui a réussi ou un jeune étudiant plein d’espoir. Nous faisons en sorte que même un petit entrepreneur se sente chez soi, sans avoir l’impression d’être has-been. C’est cet esprit gaulois que Jean-David Chamboredon a essayé de transcrire.

Contrairement à LeWeb, nous sommes francophones dans notre organisation. Nous avons quelques « talks » en anglais mais ils ne constituent pas la majorité. Nos échanges se font essentiellement en français car tout le monde est tout de même plus à l’aise en français… L’anglais est quotidien lorsqu’on travaille dans le business du web car c’est très international donc tout le monde est bilingue et se débrouille en anglais. Mais nous préférons voir ce que peut donner une conférence en français avec le caractère de notre langue et notre manière de réfléchir.
Et nous avons justement pour ambition de devenir LA conférence qui pourra réunir la francophonie. C’est notre priorité en termes de développement. Nous voulons donc nous ouvrir à l’Afrique francophone. Il y a là-bas des supers ingénieurs et businessmen. Et notre idée est de travailler ensemble et de mixer ces scènes. En ça, nous sommes fidèles à notre idée de mix.

euronews :
Y aura-t-il déjà des représentants de l’Afrique cette année ?

Julien Petit :
Oui, ça commence. Des start-up sénégalaises se sont inscrites au concours de start-up. Nous allons les aider à payer leur billet d’avion. Et nous espérons avoir encore plus de budget l’année prochaine pour accueillir un maximum de personnes venant du Québec, de Belgique et de pays africains.

euronews :
Il est assez peu courant de retrouver le monde de la recherche dans ce genre de conférence. Pourquoi avoir co-organisé cette conférence avec une université ?

Julien Petit :
Tout d’abord car l’Université de Lyon avait participé à la co-organisation du W3C en 2012 à Lyon, la grande conférence internationale du web plutôt orientée recherche. Cette conférence va de pays en pays et l’Université de Lyon avait fait un super travail et en avait fait quelque chose de vraiment bien.

Ensuite, nous trouvions intéressant de voir comment faire venir la recherche vers le grand public et vers tous les travailleurs du web. La question est vraiment comment faire un pont entre les deux. C’est ce que nous essayons de faire.
Enfin, nous co-organisons aussi avec Cluster Edit car c’est un acteur majeur de l’écosystème web lyonnais et nous avons l’habitude de travailler souvent ensemble.
Nous nous connaissons tous très bien au sein de cet écosystème et nous essayons de travailler ensemble avec la philosophie de donner avant de recevoir. C’est vraiment l’état d’esprit du web et de l’écosystème web lyonnais. Et à Lyon ça fonctionne !
Nous sommes donc trois organisations avec trois cultures très différentes. C’est ce qui est intéressant car nous cherchons vraiment à trouver comment réellement travailler ensemble. La Cuisine du Web, nous nous considérons comme un « action tank » et nous pensons que pour travailler avec les autres, il faut mettre les mains dans le cambouis. En général, au bout d’une journée de labeur en commun, on connaît mieux la personne qui est à côté de nous, même si elle est de culture différente, et on se sent plus à l’aise pour travailler avec elle. ‘Blend Web Mix’ est un moteur et nous nous salissons les mains pour trouver comment le faire tourner tous ensemble.
Nous travaillons tous dans un esprit de service public ; nous travaillons tous pour faire vivre notre économie lyonnaise. Dans ce contexte, ‘Blend Web Mix’ est un outil qui nous permet de mieux travailler tous ensemble à ce but commun. On apprend à mieux se connaître, à voir comment les uns et les autres fonctionnent, et à imaginer des futures collaborations pour des projets peut-être plus ambitieux ou, tout au moins, qui ont du sens.