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Confusion au Burkina Faso : l'armée instaure un couvre-feu

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Confusion au Burkina Faso : l'armée instaure un couvre-feu

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La capitale du Burkina Faso s’est enflammée ce jeudi et la confusion règne. L’Assemblée nationale a été incendiée dans la matinée par des milliers d’opposants au président Compaoré descendus dans les rues de Ouagadougou. Après moultes péripéties, l’armée burkinabè a annoncé dans la soirée la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée, l’instauration d’un couvre-feu de 19h à 6h du matin et la mise en place d’un organe de transition pour diriger le pays.
Un organe de transition qui sera mis en place en concertation avec toutes les forces vives du pays et dont l’objectif sera un retour à l’ordre constitutionnel dans un délai de 12 mois.
Ce communiqué émane du chef d‘état-major des armées Nabéré Honoré Traoré.

Lui-même arrivé au pouvoir après un putsch contre Thomas Sankara il y a 27 ans, le président Blaise Compaoré ne s’est pas exprimé publiquement de la journée. Plus tôt un communiqué, dont l’origine n’a pas été certifiée, annonçait l‘état d’urgence et la dissolution du gouvernement. Ce jeudi soir, l’armée n’a pas évoqué son sort.
Des opposants ont réclamé sa démission.

En début de nuit, la prise de pouvoir de l’armée était assez mal acceptée par les manifestants. Quelques centaines d’entre eux ont appelé à des sit-in dans la capitale pour éviter ce coup d’Etat. Des violences ont éclaté devant le palais présidentiel. La journée aurait fait une vingtaine de morts.