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Confusion au Burkina Faso après une journée de violences

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Confusion au Burkina Faso après une journée de violences

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L’armée a pris le pouvoir, mais le président Blaise Compaoré a refusé hier de démissionner. Le chef de l‘État a indiqué que l‘état de siège décrété quelques heures plus tôt, était annulé. Il s’est dit lui-même “disponible” pour ouvrir des pourparlers pour une période de transition. Compaoré est au pouvoir depuis 27 ans après un putsch contre Thomas Sankara.

Puis l’armée a pris le relais lors d’une conférence de presse de son porte-parole : “l’Assemblée Nationale est dissoute, le gouvernement est dissout, un organe transitoire sera mis en place en concertation avec toutes les forces vives de la Nation en vue de préparer les conditions pour le retour à l’ordre constitutionnel normal dans un délai de 12 mois au plus tard”.

Auparavant, la journée a été marquée par des violences qui auraient fait une trentaine de morts et une centaine de blessés. Des manifestations aussi sans précédent contre les symboles du pouvoir. L’Assemblée nationale a été incendiée et la télévision prise d’assaut. Le président Compaoré comptait encore se représenter grâce à une modification de la constitution. Mais les opposants ont dit stop et ont réclamé sa démission.

Après les annonces de Compaoré et de l’armée, les opposants se sentent floués. Ils dénoncent “un coup d‘État militaire et un coup d‘État institutionnel”.