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Burkina Faso : l'armée consolide son pouvoir pas à pas


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Burkina Faso : l'armée consolide son pouvoir pas à pas

Au terme d’une journée marquée par une grande confusion, l’armée a paru consolider son pouvoir dimanche. Elle a pris le contrôle de la place de la Nation, lieu emblématique de la révolte populaire qui a chassé vendredi le président Blaise Compaoré. Quelques milliers de manifestants s’y étaient rassemblés le matin. L’accès leur est désormais interdit.

Puis des soldats ont investi la radio-télévision nationale (RTB). Un ancien ministre, le général Kouamé Lougué, et la dirigeante d’un petit parti de l’opposition, Saran Sérémé, avaient tenté de s’auto-proclamer chef de la transition. Sans succès.

En fin de journée, le nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Isaac Zida, a reçu les responsables de l’opposition. Et en soirée, son porte-parole, le colonel Auguste Barry, a lu un communiqué réaffirmant l’engagement des militaires à mettre en place un régime de transition “par un large consensus”. En assurant que le pouvoir “ne l’intéresse pas” et que “seul l’intérêt supérieur de la Nation prime”.

Un engagement auquel la population ne croit pas. Ni la communauté internationale. La mission de médiation internationale, formée des Nations unies, de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), réclame une transition conduite par un civil. Sous peine de sanctions.

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