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Abandons en série sur la Route du Rhum

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Abandons en série sur la Route du Rhum

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Les conditions musclées durant les premiers jours de la Route du Rhum ont provoqué l’abandon d’une quinzaine des 91 solitaires engagés dans la course transatlantique. Vincent Riou, ancien vainqueur du Vendée Globe, a ainsi été victime d’une avarie, tandis que Thomas Coville, l’un des grands favoris, a heurté un cargo.

Rémi Pelletier est notre envoyé spécial à Saint-Malo : “Dans cette transat en solitaire, tous les systèmes d’aides à la navigation sont autorisés pour accomplir le parcours entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, y compris le routage. Alors le routage, c’est en fait un spécialiste météo qui est basé à terre et qui guide le marin solitaire dans ses choix stratégiques. Notamment pour tenter de battre le record de vitesse absolu de la traversée qui est de 7 jours, 17 heures et 19 minutes. Un temps établi par Lionel Lemonchois en 2006.”

Loïck Peyron est le skipper de Banque Populaire VII : “On a l‘équivalent d’un petit logiciel de messagerie que l’on a sur des iPad ou des iPhone, enfin sur n’importe quelle tablette. Et ça permet d’être réveillé éventuellement en cas de besoin. Je n’aime pas trop le principe du routage, mais là, c’est indispensable, parce qu’on va inévitablement perdre de la lucidité. Les manœuvres sont telles sur ces bateaux que la dépense physique est énorme, et la récupération devient difficile, surtout à mon âge. Et donc, quand on arrive en fin de course, on manque de lucidité”.

“Ce sont des modèles informatiques qui sont basés sur des statistiques établies depuis des années, et même des décennies. Ce sont des prévisions et des modèles un peu complexes qui calculent les prévisions météos. Bizarrement, on vieillit assez vite, on se fait des cheveux blancs parce que c’est très stressant. C’est un truc étonnant, mais c’est ça qui est passionnant. Il faut gérer une situation très complexe en étant toujours sur le fil.”