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Jérusalem : vers une troisième Intifada ?


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Jérusalem : vers une troisième Intifada ?

L’Esplanade des Mosquées est à nouveau au cœur des tensions. Sur ce lieu sacré aussi bien pour l’islam que pour le judaïsme, seuls les fidèles musulmans sont autorisés à prier, selon le statu quo en vigueur depuis 1967. Les non-musulmans n’ont qu’une permission de visite, quelques heures par jour. Mais ces derniers mois, des extrémistes juifs ont rompu ce statu quo provoquant les troubles actuels.

En visite sur place, la chef de la diplomatie européenne, favorable à la création d’un État palestinien met en garde contre le risque d’embrasement.

“Parce que précisément, il existe le risque d’un regain de tensions et d’un retour à des expériences dramatiques, nous avons besoin, désespérément besoin, de faire avancer le dialogue politique”, a dit Federica Mogherini.

La dimension religieuse de ces derniers événements complique la situation et attise les passions de part et d’autre. Quant au dialogue politique, en écoutant les deux parties, on voit bien qu’on en est encore loin, chacun se renvoyant la responsabilité de l’embrasement.

“Les attaques bélier à Jérusalem, sont le résultat de la politique d’appel à la haine de Mahmoud Abbas et de ses partenaires du Hamas. Nous sommes engagés dans une bataille continue pour Jérusalem. Et je ne doute pas que nous la gagnerons”, a déclaré le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou lors d’un rassemblement pour la commémoration de la mort d’Yitzhak Rabin mercredi.

“L’invasion de la mosquée al-Aqsa est une alerte pour une guerre religieuse. Peut-être que certains ne savent pas ce que signifie une guerre de religion. Cela veut dire que chaque Israélien deviendra un ennemi direct de tous les musulmans à travers le monde”, a de son côté déclaré Mahmoud Al-Habbash, le conseiller du président palestinien pour les questions religieuses.

Le Hamas appelle à protéger l’Esplanade des mosquées par tous les moyens et les extrémistes religieux juifs refusent de suivre les règles édictées depuis un demi-siècle, pourtant, ni le gouvernement israélien, ni l’autorité palestinienne n’ont intérêt à ce qu’une troisième intifada se déclenche.

C’est pourtant bien le risque et c’est ce que les observateurs redoutent. En 2000, la deuxième intifada était née au même endroit à la suite d’une visite d’Ariel Sharon sur l’Esplanade des mosquées. Cette visite avait été vécue comme une provocation par les Palestiniens.

La tension actuelle est à deux doigts de se transformer en explosion.

Le récent conflit déborde déjà en Cisjordanie où des affrontements directement liés aux événements de Jérusalem ont eu lieu ce vendredi au point de contrôle de Kalandia, entre Ramallah et Jérusalem entre des soldats israéliens et des manifestants palestiniens.

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