DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

François Hollande : "La mémoire n'est pas faite pour le passé"


France

François Hollande : "La mémoire n'est pas faite pour le passé"

Le président français a inauguré ce 11 novembre, l’“Anneau de la Mémoire” de Notre-Dame-de-Lorette. Un mémorial en hommage aux soldats tombés dans le Nord-Pas-de-Calais durant la Première Guerre mondiale.

François Hollande a découvert l’imposant monument composé de 500 plaques d’acier qui portent le nom de
580 000 soldats, inscrits par ordre alphabétique, sans distinction d’origine ou de nationalité.

Des étudiants de différents pays ont présenté au chef de l‘État des extraits de la vie de trois soldats – français, allemand et britannique – morts au front. Marcel Garrigues était l’un d’eux. Ce Poilu a été tué le 12 décembre 1915.

“Je m’en suis sortie encore jusqu‘à présent, j’espère continuer jusqu’a la fin de la guerre” – écrit Marcel en juin 1915. Il ne la verra pas cette fin qu’il attendait tant”, raconte Emma.

Il participera à l’offensive des 100 jours qui conduira les Alliés à la victoire finale. Wilfred Owen, souvent considéré comme un des plus grands poètes de la Grande guerre, tombera quelques jours seulement avant l’armistice, le 4 novembre 1918. Un extrait de l’ “Hymne à la Jeunesse condamnée” de Wilfried Owen a été lu par Alice.

“Quel glas sonne pour ceux qui meurent comme du bétail ?
Seule, la colère monstrueuse des canons,
Seul, le crépitement rapide des fusils hoquetants
Peuvent ponctuer leurs oraisons hâtives”.

Enfin, Tom, un lycéen allemand a présenté Karl Schrag, un soldat allemand de seulement 22 ans, simple fils de ramoneur.

“Mort au tout début de l’offensive, quand l’artillerie est la plus utilisée, il a sans doute été victime d’une explosion d’obus. Comme les traces et les documents manquent, et c’est souvent le cas pour les combattants allemands, car une grande partie des archives de la grande guerre a été détruite durant la Seconde Guerre mondiale, seul le travail patient et curieux de l’historien permet d’approcher ce que fut la destinée de ces millions d’anonymes”, a lu Tom devant François Hollande.

“La paix est toujours fragile, elle peut vaciller à tout instant”, a ensuite rappelé François Hollande, citant notamment les conflits actuels en Ukraine, Syrie, Irak. Se souvenir des atrocités pour ne pas les revivre. “Chaque fois que le nationalisme resurgit, a chaque fois que les idéologies de haine refont surface, a chaque fois que les séparatismes s’exacerbent, alors nous devons nous souvenir de l’engrenage infernal de l‘été 1914 et où il a conduit l’humanité. La mémoire n’est pas faite pour le passé, elle est faite pour le présent et l’avenir”, a insisté le chef de l‘État.

Laurence Alexandrowicz, euronews :
“François Hollande a rappelé dans son discours la dimension internationale de ce conflit, dans cet anneau qui est derrière moi, figurent les noms de 580 000 soldats, mais également parmi eux, ceux de plus de 241 000 soldats britanniques. Ce sont eux qui ont payé le plus lourd tribut sur ces terres d’Artois.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Angleterre, France, Belgique: l'hommage aux morts de la Grande Guerre