DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Route du Rhum : l'année des records aussi en monocoque

Vous lisez:

Route du Rhum : l'année des records aussi en monocoque

Taille du texte Aa Aa

12 jours 4 heures 38 minutes et 55 secondes, c’est le nouveau record en monocoque IMOCA sur la Route du Rhum entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Il a été inscrit vendredi par François Gabart, 31 ans. Le skipper Macif – ingénieur diplômé de l’INSA à Lyon – avait déjà battu en 2013 le record sur le Vendée Globe, le tour du monde en solitaire et sans escale.

François Gabart ne boit pas, mais il n’a pas coupé à l’accueil traditionnel au rhum et au champagne. Il s’est confié à notre envoyé spécial, Rémi Pelletier. “C’est sûr que les Guadeloupéens ont la Route du Rhum dans le sang depuis longtemps, elle fait partie de l’histoire de l’île et on a, à chaque fois, un accueil très chaleureux. C’est chouette ! C’est vrai que ça fait plaisir de voir que, dès le tour de l’île, quand j’étais sous le vent de l’île où les conditions ne sont pas faciles, beaucoup de bateaux sont venus me voir. Ca fait plaisir, ça veut dire qu’il y a du monde qui nous soutient et là, à l’arrivée dans la Darse, ici à Pointe-à-Pitre, ça a été magique ! “

Ce fut la transatlantique de tous les records en terme de vitesse, que se soit pour les multicoques ou les monocoques, au prix d’un engagement physique à 100%, comme Jérémie Beyou, arrivé deuxième sur son monocoque Maître Coq plus de deux heures après François Gabart, l’a reconnu au micro de Rémi Pelletier. “ Les Imocas, qui sont des bateaux du Vendée Globe, sont des bateaux très exigeants parce qu’on a beaucoup de voiles à bord pour les faire avancer à 100%. Il faut en permanence changer les voiles, en permanence bouger tout le matériel de bord. Je suis complètement cassé ce matin, j’ai mal partout donc on va aller au massage, se mettre dans l’eau, ça va faire du bien, et puis quand on sera requinqué, on ira faire un peu de Kite surf parce que le vent s’est levé et ça donne envie d’y aller ! “

Marc Guillemot, privé de pilote automatique les trois derniers jours de navigation, arrive troisième sur son monocoque Safran, avec les honneurs.