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Israël: polémique autour d'une décision visant des Arabes israéliens


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Israël: polémique autour d'une décision visant des Arabes israéliens

En Israël, le climat actuel de tensions peut-il justifier des mesures discriminatoires ? C’est la question qui se pose après la décision du maire d’Ashkelon, Itamar Shimoni, d’interdire provisoirement l’emploi d’ouvriers arabes dans les crèches et les jardins d’enfants de sa ville. Cette décision fait suite à l’attentat de mardi dans une synagogue de Jérusalem.

“Notre objectif, a expliqué M. Shimoni, c’est de rassurer les parents d‘élèves. Le problème concerne les chantiers dans les jardins d’enfants, quand les enfants sont en train de jouer dans la cour”.

Cette ville israélienne de 110 000 habitants est située non loin de la frontière avec la bande de Gaza. Comme dans le reste du pays, les Arabes représentent environ 20 % de la population israélienne. Beaucoup travaillent dans les secteurs peu qualifiés, en particulier dans l’industrie du bâtiment.

“Il faut faire très attention à maintenir des relations aussi normales que possible avec les Arabes israéliens”, a commenté Yuval Steinitz, le ministre du Renseignement, qui souligne que “la plupart des Arabes israéliens sont loyaux vis-à-vis de l‘État d’Israël”.

Le Premier ministre lui-même, Benjamin Netanyahu, est monté au créneau pour mettre en garde contre toute discrimination.

Dans cette rue de Jérusalem, les avis sont aussi critiques. “C’est une forme de racisme, dit Eyad, palestinien. Arabes ou juifs, on est tous des êtres humains, et il ne faut pas faire de distinction comme ça”.

En tout cas, cette initiative du maire d’Ashkelon illustre les tensions qui prévalent au Proche-Orient. Ce jeudi, des accrochages ont opposé jeunes Palestiniens et soldats israéliens près de Jérusalem-est.

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