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France : le littoral aquitain recule d'une dizaine de mètres


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France : le littoral aquitain recule d'une dizaine de mètres

Le littoral français recule. Tel est le constat dressé par une étude de l’observatoire de la Côte Aquitaine. L’hiver dernier, de fortes tempêtes ont entraîné un recul des plages et des dunes sur les quelques 200 kilomètres de côte sableuse de cette région.

Selon l’établissement public, parmi les trois départements qui forment la côte de la région Aquitaine, dans le sud-ouest de la France, c’est en Gironde que le recul le plus important a été observé. Si sur de nombreux sites, la côte a régressé de pratiquement 20 mètres, le recul a pu atteindre 40 mètres dans certaines zones. L’érosion a été moindre dans le département des Landes, entre 10 et 25 mètres. Dans les Pyrénées Atlantiques, la côte, essentiellement rocheuse, a été moins affectée.

Le littoral aquitain. En rouge, la côte composée de longues plages et de zones dunaires

Comment expliquer un tel constat ?

Le cordon côtier a subi entre décembre 2013 et mars 2014 pas moins de huit événements tempétueux. La répétition de ces tempêtes sur un laps de temps réduit est responsable de cette érosion. Mais c’est surtout la vigueur des assauts de la mer qui ont agressé plages et dunes. En effet, la puissance de la houle, combinée à des vagues d’une exceptionnelle hauteur, ont pu atteindre des valeurs deux fois supérieures aux normes saisonnières.

Les stations du Médoc ont été les plus concernées. Par exemple, dans la commune de Soulac-sur-Mer, de nombreux édifices sont menacées par le recul des dunes.


La villa “Amélie” à Soulac-sur-Mer

Les collectives locales s’organisent pour lutter contre l’avancée de l’océan Atlantique. Les communes livrent un véritable combat pour tenter de limiter au maximum la disparition d’importante quantité de sable. L’enrochement des dunes est l’un des axes de cette lutte.

Les investissements nécessaires sont conséquents dans ces zones vitales pour l’activité économique de la région, prisée par les touristes. Des millions d’euro ont ainsi été engagés par les différents pouvoirs publics.

Ces tempêtes risquent-elles de devenir la règle et non plus l’exception ? Difficile de répondre à une telle question. Pour l’un des élus de la côte médoquine, la chose est entendue. « Dans 40 ans, notre plage centrale n’existera plus », a ainsi déclaré le maire de Lacanau, une commune célèbre pour son spot de surf. « Il faut se préparer à relocaliser, peut-être défendre, mais il faut que ça rentre dans l’esprit des gens : l’érosion n’est pas un vain mot.» a-t-il conclu.

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