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Tunisie : le match Marzouki - Essebsi

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Tunisie : le match Marzouki - Essebsi

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Les deux favoris de l‘élection présidentielle tunisienne dont le second tour devrait avoir lieu avant la fin de l’année sont Béji Essebsi, le chef du parti Nidaa Tounès, principale formation anti-islamistes et le président sortant Moncef Marzouki, devenu président à la faveur d’une alliance avec les islamistes d’Ennahda en 2011.

Les deux hommes se détestent.Béji Essebsi, le chef du parti Nidaa Tounès, principale formation anti-islamistes et le président sortant Moncef Marzouki, devenu président à la faveur d’une alliance avec les islamistes d’Ennahda en 2011.
Pointé du doigt aussi, l‘âge de cet ancien avocat, bientôt 88 ans. Reste que Béji Essebsi, ex-Premier ministre au sein du gouvernement provisoire tunisien sous la présidence intérimaire de Fouad Mebazaa, est sorti grand vainqueur des législatives du 26 octobre dernier. Il accuse, lui, son adversaire, d‘être le candidat des islamistes et, dit-il, des “salafistes jihadistes”.

C’est en 2012, que Béji Caïd Essebsi, fonde son parti, Nidaa Tounès avec pour objectif de rassembler l’opposition et de lutter contre l‘échec du gouvernement. Il invite tous les Tunisiens, y compris le mouvement Ennadha, à s’unir pour trouver un moyen de sortir de la crise. Celui que l’on surnomme BCE n’hésite pourtant pas, aujourd’hui, à tacler les islamistes, qui, selon lui, “ont ramené la Tunisie en arrière”.

Le passé, c’est précisément ce avec quoi Moncef Marzouki, veut définitivement rompre. Le président sortant s’est posé tout au long de sa campagne comme le rempart contre l’ancien régime. Opposant historique au président déchu Ben Ali, il avait fui le régime au début des années 2000 et avait trouvé refuge en France.

Son exil durera plus de 10 ans. En 2011, à son retour en Tunisie, au lendemain de la révolution, Moncef Marzouki médecin de formation et écrivain, est acclamé. Il est élu quelques mois plus tard à la tête de l‘État par l’Assemblée constituante.

C’est donc en tant que président de la République tunisienne que Moncef Marzouki revient en France, en juillet 2012, six mois après son élection. Il sera élu quelques mois plus tard à la tête de l‘État par l’Assemblée constituante.

En février dernier, c’est le président français, François Hollande, qui cette fois-ci, fait le déplacement en Tunisie pour assister à la cérémonie officielle d’adoption de la nouvelle Constitution. Selon cette dernière, le chef de l’Etat ne dispose que de pouvoirs restreints, l’essentiel de l’exécutif relevant des compétences du Premier ministre issu de la majorité au Parlement.