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Une femme sur trois a déjà subi des violences conjugales

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Une femme sur trois a déjà subi des violences conjugales

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Les violences faites aux femmes font de nombreuses victimes chaque année à travers le monde. Un phénomène dramatique pourtant oublié, ignoré, voire parfois accepté. “Ma robe, mon choix”, c’est le slogan qu’on choisit des Kényanes pour dénoncer les agressions commises contre les femmes portant des mini-jupes. La semaine dernière une de ces femmes s’est retrouvée entièrement nue après qu’on lui a arraché ses vêtements.

Si cette agression est vivement condamnable, que dire de la condamnation de ses auteurs qui ont écopé d’une amende record, d’un euro.

Une inaction de la justice que dénonce la militante des droits de l’homme, Cecilia Brenda Onyango .

“Les femmes ont été confrontées à beaucoup de violence ces derniers temps. Pas seulement à des déshabillages, il y a eu aussi des agressions sexuelles, des viols et on ne peut pas cacher ça derrière la façon de s’habiller, car des personnes de 80 ans, mais aussi des enfants de 7 ans ont été violés”, dit-elle.

Pour l’OMS, les violences faites aux femmes demeurent à un niveau “inacceptable”. Des études publiées dans la revue médicale The Lancet, révèlent qu‘à l‘échelle de la planète, entre 100 et 140 millions de jeunes filles et femmes ont subi des mutilations génitales. Trois millions d’autres risquent d’en être victimes en Afrique dans l’année. 7 % des femmes risquent d‘être violées au cours de leur vie. Enfin, une femme sur trois a déjà subi des violences conjugales.

Ruqayya Parveen, Pakistanaise, est l’une de ces nombreuses femmes anonymes victimes de la violence de leurs maris. Alors qu’elle dormait avec ses enfants, son époux, alcoolique, l’asperge d’acide. Elle perd son œil et son oreille gauche, son fils est brûlé dans le dos. Depuis, 18 mois se sont écoulés et la douleur l’empêche toujours de dormir. Ruqayya ne peut pas travailler. Elle se sent oubliée et abandonnée à sa détresse.

“Aujourd’hui, je suis la victime d’une attaque à l’acide et demain, quelqu’un d’autre subira le même sort parce que la loi ne fait rien pour les gens pauvres comme nous. Elle n’aide que les riches. Les pauvres gens comme moi n’ont aucun espoir d’obtenir réparation. Par contre, chaque fois que je suis sur mon tapis de prière, je maudis mon mari du fond de mon cœur “, dit-elle.

Souvent, ces violences se terminent par un décès, comme cela a été le cas récemment au Honduras.
Miss Honduras et sa sœur ont été assassinées par le fiancé de cette dernière, simplement pour avoir dansé avec un autre homme.