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Investissements en Europe : le plan Juncker entre espoir et scepticisme


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Investissements en Europe : le plan Juncker entre espoir et scepticisme

“C’est le bon moment et la bonne intention, mais ni la méthode ni les montants en jeu ne doperont la croissance en Europe” : les économistes étaient féroces mercredi avec le plan d’investissements Juncker dans les infrastructures de 315 milliards d’euros basé sur une petite partie de fonds publics et une très grande de fonds privés. Vingt et un milliards de fonds publics provenant de la Commission européenne et de la Banque européenne d’investissement, le reste venant de fonds privés qui devraient normalement être attirés par la garantie que propose le budget européen.

“Les outils de Juncker sont très limités. affirme Fabien Zuleeg, président du centre des politiques européennes. Donc ce qu’il a fait, c’est probablement la seule voie possible pour atteindre le chiffre de 300 milliards d’euros. Est-ce qu’on y arrivera, c’est une autre chose”.

En fait la participation financière des investisseurs privés repose sur la garantie du budget européen qui leur est proposée.

“Les garanties publiques peuvent bien sûr aider à la décision d’investir parce que le risque dans un sens passe du secteur privé au secteur public, explique Guntram Wolff le directeur du Think Tank Bruegel. Mais dans le même temps, ça veut dire plus de risques pour les contribuables, donc ça n’est pas forcément la meilleure stratégie. ça dépend beaucoup de la façon dont sont conçues les garanties”.

On voit mal effectivement comment la Commission européenne va attirer les ressources privées pour arriver à ce chiffre de 315 milliards d’euros d’investissements sur trois ans avec 21 milliards d’euros de garanties publiques. Certains affirmant par ailleurs que les besoins d’investissements dans l’Union européenne sont beaucoup plus élevés.

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