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Grève générale en Grèce : la rue se soulève contre l'austérité


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Grève générale en Grèce : la rue se soulève contre l'austérité

30.000 personnes dans les rues d’Athènes, environ 10.000 à Salonique : la Grèce observait sa deuxième grève générale de l’année ce jeudi. Un débrayage de 24 heures du public et du privé contre l’austérité : transports en commun, liaisons aériennes et maritimes, hôpitaux, banques ou encore écoles ont été touchés.

Retraités, chômeurs, actifs se mobilisent à une semaine du vote de la loi de finance 2015, alors que les créanciers internationaux – l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international – exigent d’Athènes de nouvelles coupes budgétaires. Le gouvernement conservateur, qui espérait sortir du plan de sauvetage avant la fin de l’année, n’a obtenu aucune concession de la troïka qu’il a retrouvé cette semaine à Paris. Un accord avant la réunion de l’Eurogroupe, le 8 décembre, est peu probable.

Pourtant, de ces économies budgétaires dépend le versement de la toute dernière tranche d’aide du plan de sauvetage de 240 milliards d’euros concédé à la Grèce en faillite en 2010. Si Athènes parvient à s’en émanciper, elle restera épaulée par le FMI jusqu’en 2016.

Ce petit jeu du donnant-donnant irrite des Grecs à genoux. “ Les Grecs ne peuvent pas supporter davantage d’austérité. Les discussions avec la troïka devrait cesser sur le champ ! “ s’insurgeait un quinquagénaire dans la manifestation. “ Ce qui arrive à mon pays me rend très triste, les Grecs devraient se soulever ! “ renchérissait une femme.

Aux côtés des manifestants, le chef du parti de gauche Siriza, Alexis Tsipras, a dénoncé la stérilité de la politique du gouvernement conservateur. “ Aujourd’hui, nous avons la preuve que la stratégie de bon élève obéissant appliquée par le gouvernement Samaras depuis deux ans et demi nous a conduits à une situation bien pire qu’en 2012, “ a-t-il martelé. Les manifestants ont eux appelé le gouvernement Samaras à démissionner.

Et notre correspondant à Athènes, Giannisis Stamatis, de conclure : “ malgré des signes de reprise de l‘économie grecque, la plupart des actifs ne sentent pas la différence dans la mesure où leurs revenus continuent de baisser, tandis qu‘à 25,9 %, le chômage reste à des niveaux records. Conséquence : le mouvement anti-austérité continue de gagner en puissance à travers le pays. “

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