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Le statu quo de l'Opep fait plonger les cours du pétrole


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Le statu quo de l'Opep fait plonger les cours du pétrole

Malgré la chute des cours du brut, l’Opep, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole a décidé jeudi à Vienne de maintenir son plafond de production à 30 millions de barils par jour. Le mnistre vénézuélien des affaires étrangères qui militait pour une importante réduction a quitté la réunion en refusant de répondre à la presse.
Commentaire du ministre saoudien du pétrole : “c’est une bonne décision”.

“Nous ne voulons pas céder à la panique a déclaré le secrétaire général de l’Opep, Abdalla Salem El-Badri. Nous voulons voir comment le marché se comporte car la baisse actuelle des prix n’est pas liée à un changement fondamental du marché. D’après ce qu’on voit ici à l’Opep c’est la réalité de la situation”.

Le statu quo sur les quotas de l’Opep a aussitôt fait plonger les cours du pétrole à de nouveaux plus bas depuis plus de quatre ans, à un peu plus de 72 dollars le baril de Brent de la mer du nord soit une chute vertigineuse de 7% en quatre vingt dix minutes jeudi après-midi. Mais il y a six ans, le cours du baril de brent brut était descendu bien plus bas.

“En décembre 2008, le prix était descendu à 36 dollars le baril, affirme Neil Atkinson analyste chez Lloyds. Je ne dis pas que ça va se reproduire mais si cela a pu arriver en 2008 il n’y a pas de raison pour que ça ne se reproduise pas en 2014, étant donné que l’offre est en hausse et que la croissance de la demande est faible”.

Les tenants du statu quo au sein de l’Opep : l’Arabie Saoudite et ses alliés, ont donc gagné. Pour eux, réduire unilatéralement la production du cartel qui ne représente qu’un tiers de la production mondiale, aurait représenté le risque d’abandonner des parts de marché à d’autres producteurs et notamment nord-américains.

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