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La France de nouveau sermonnée, mais pas sanctionnée


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La France de nouveau sermonnée, mais pas sanctionnée

Trois mois de sursis pour la France, l’Italie et la Belgique. La Commission européenne se donne jusqu’au printemps pour dire si leurs budgets 2015 passent le cap. La France a un déficit qui dépasse la limite autorisée et le dépassera jusqu’en 2017. Pour l’Italie et la Belgique, c’est le niveau des dettes qui pose problème.

“ Qu’une chose soit claire : ce temps qui reste ne peut pas être du temps perdu. Il faut que pendant ce temps les choses avancent, d’ici mars. Et qu’une chose soit claire : la Commission n’hésitera pas à prendre ses responsabilités “, a déclaré le commissaire européen aux Affaires économique et monétaire Pierre Moscovici.

Cette menace de la sanction, elle adressée à la France par son ancien ministre des Finances. Paris pourrait théoriquement écoper d’une amende de plus de 4 milliards d’euros. Les trois pays sont donc vivement encouragés à mener des réformes à marche forcée. Le vice-président de la Commission en charge de l’euro jugera sur pièce.

“ Nous allons fonder notre décision sur les données réelles. Nous jugerons au printemps prochain et ce ne sera plus sur des projections ou des estimations “, nous a assuré Valdis Dombrovskis.

Ce qui se passera en mars ou avril si les budgets des mauvais élèves ne sont pas jugés conformes aux règles reste très incertain. Et malgré les sermons, il est peu probable que Bruxelles leur inflige des amendes. La question serait plutôt de savoir quel est encore l’utilité du Pacte de stabilité, quand depuis des années, ne pas respecter les règles est devenu la règle.

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