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Pétrole brut : les gagnants et les perdants de la baisse des cours

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Pétrole brut : les gagnants et les perdants de la baisse des cours

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Les prix du pétrole brut ont continué à baisser lundi sur les marchés londoniens et new yorkais. Le cours du baril de brent de la mer du Nord est tombé à 67 dollars et 50 cents avant de remonter à 71 dollars. Le baril de brut léger américain est remonté à 67 dollars après un passage sous les 64 dollars.
En règle générale, les gagnants de cette tendance à la baisse des cours ce sont les pays consommateurs mais aussi l’Arabie Saoudite qui essaie d’entamer la rentabilité de l’industrie de pétrole de schiste aux Etats Unis. Ce faisant, le Royaume wahhabite pénalise les recettes budgétaires de pays – membres de l’Opep ou pas – qui connaissent de grosses difficultés budgétaires et/ou une certaine instabilité politique. Iran, Russie, Vénézuela et Nigéria par exemple.

“Les implications de la chute des prix sont vraiment sérieuses explique Azar Jammine, chef économiste chez Econometrix, parce qu’il existe des pays dont les économies dépendent presque totalement de leur production de pétrole et le fait que les prix du brut baissent ça veut dire pour eux une réduction instantanée de leur revenus à l’exportation”.

Les pays membres de l’Opep ont décidé de ne pas toucher à leurs quotas de production lors de la réunion du 27 novembre dernier. Depuis cette date, le baril de Brent par exemple a vu son cours baisser de 10%.
C’est une excellent nouvelle pour les automobilistes européens malgré les fortes taxes qui frappent le litre d’essence ou de gazole. Mais pour les automobilistes américains qui ne payent pas de taxe sur le carburant qu’ils achètent, le gain de pouvoir d’achat est beaucoup plus important.