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Toilettes modulables sur les A320


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Toilettes modulables sur les A320

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Si l’accès aux avions pour les personnes à mobilité réduite a été considérablement amélioré ces dernières années, il n’en est pas de même pour l’accès de ces mêmes personnes aux toilettes de ces mêmes avions. Des progrès ont été faits dans les longs courriers mais le problème reste entier sur les aéronefs dont la cabine reste un espace restreint…

Sur ce type d’avions telle la famille des Airbus A320 une idée a été proposée. Il suffit en fait de transformer deux WC en un seul grâce à une cloison modulable.

Marc Muller, Airbus Marketing : “Je vais vous montrer comment cela marche. Nous avons ici deux toilettes, côte à côte. Ça c’est une toilette et la deuxième toilette est ici. Ces deux toilettes sont séparées par une cloison qui peut s’ouvrir et se rabattre complètement. Et quand on ouvre les deux portes, nous avons ici un espace bien supérieur, qui donne plus d’autonomie, espace et intimité aux passagers avec une mobilité réduite.”

Le constructeur européen insiste bien sur le fait que cette transformation à l’arrière de la cabine des A320 ne s’est pas faite au détriment du nombre de sièges bien au contraire puisque jusqu‘à six sièges supplémentaires peuvent être installés. Trois compagnies ont adopté cette configuration mais une douzaine devrait faire ces transformations ce qui représente un total de 500 appareils…

On reste dans ces moyens courriers d’Airbus qui ont trouvé chez un passionné d’aviation slovène une seconde jeunesse. Igor Perne, ingénieur électronique de son état a poussé loin le souci du réalisme en construisant chez lui un simulateur de vol avec de véritables pièces du A320. Il a racheté des pièces d’un avion de la Cyprus Airways pour recréer ainsi un cockpit. Cela lui a pris plus de deux ans.

Igor Perne : “Il y a 10 ans j’ai construit mon premier simulateur de vol en bois en imitant la grandeur réelle d’un Airbus A320. Après cela j’ai eu l’opportunité d’en acheter un véritable sur l’aéroport de Ljubljana. J’ai donc coupé toute une section de l’appareil que j’ai apportée ici pour l’assembler à nouveau. Il m’aura fallu deux ans et demi pour y arriver. »

A lui tout seul le faisceau électrique mesure mis bout à bout… 10 kilomètres de long. Longueur nécessaire pour connecter 300 boutons opérationnels et 250 témoins. Six ordinateurs font fonctionner le simulateur pendant qu’une image est projeté devant le cockpit sur 250 degrés.

Igor Perne : “Il est vraiment difficile de faire la différence entre un vol virtuel et un vol réel. Ils sont tellement semblables que parfois quand je suis en vol je n’arrive même pas à sortir du cockpit, pas même pour aller aux toilettes.”

Des dizaines de milliers d’euros auront été nécessaires pour construire ce simulateur. Perne vole ainsi tous les jours, sans risque d’accident ni décalage horaire.

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