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La rapamycine : nouvel élixir de jouvence ?


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La rapamycine : nouvel élixir de jouvence ?

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Comment prolonger l’espérance de vie du meilleur ami de l’Homme ? C’est la question sur laquelle planche actuellement une équipe de chercheurs de l’Université de Washington basée à Seattle dans le nord-ouest des Etats-Unis.

Les professeurs Kaeberlein et Promislow sont en effet sur le point de lancer un essai clinique destiné à démontrer que la rapamycine, une molécule habituellement prescrite pour éviter les rejets en cas de greffe, pourrait permettre aux chiens de vivre plus longtemps.

Les explications de Matthew Kaeberlein, professeur de pathologie à l’Université de Washington (Seattle, USA) : “ il n’est pas juste question d’allonger l’espérance de vie, mais également d’améliorer les fonctions de l’organisme qui tendent à décliner avec l‘âge. La rapamycine améliore la fonction cardiaque, elle semble repousser la survenue du cancer. Elle a aussi, dans une certaine mesure, un effet bénéfique sur le système immunitaire. “

La rapamycine, donc, agirait notamment en ciblant une protéine chargée de réguler le renouvellement cellulaire tout en augmentant sa capacité à éliminer les déchets.

Et du chien à l’homme, il n’y aurait qu’un pas ou presque, extrapole l‘équipe de chercheurs. Une fois réglée la question de ses éventuels effets secondaires, ce traitement pourrait constituer une avancée majeure en matière de médecine préventive, toujours selon le Professeur Kaeberlein : “ il existe une approche sanitaire beaucoup plus efficace que celle qui consiste à attendre que le patient tombe malade pour ensuite se mettre en quête d’un traitement. “

Le choix du chien pour cet essai ne doit rien au hasard. Forte de plusieurs centaines de races, l’espèce canine présente une très grande variété génétique. De quoi tester la rapamycine sur des sujets très différents.

Le point avec Daniel Promislow, lui aussi professeur de pathologie à l’Université de Washington (Seattle, USA) :
“ l’une des choses incroyables avec les chiens, c’est leur très grande variabilité par rapport aux autres espèces de la planète. Mettez côte à côte un dogue allemand et un chihuahua par exemple, eh bien même un très jeune enfant sera capable de vous dire qu’il s’agit d’une espèce très diversifiée. “

Déjà testée chez la souris, la rapacyme aurait augmenté sa longévité de 10 % en moyenne par rapport à une souris sans traitement.

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