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Inde : manifestation de colère après un nouveau viol, l'agresseur a été arrêté

Un chauffeur de Uber a violé et battu une jeune femme de 26 ans vendredi soir dans le sud de Delhi. La police l'a retrouvé.

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Inde : manifestation de colère après un nouveau viol, l'agresseur a été arrêté

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Des dizaines d‘étudiants ont manifesté devant le siège de la police à New Delhi pour dénoncer la recrudescence des viols. La protestation a duré une heure avant d‘être dispersée.

Point of view

Je proteste contre les manquements du système, l'échec de la machine d'Etat qui refuse de reconnaître que des viols sont commis en toute impunité, qui refuse de prendre les dispositions appropriées pour les empêcher.

“Des viols sont encore commis à Delhi et ça fait des années que ça dure, je manifeste parce que je pense qu’il est de ma responsabilité sociale de me dresser contre ça !” explique Purva Sharma, étudiante.

Une autre ajoute qu’elle “proteste contre les manquements du système, l‘échec de la machine d’Etat qui refuse de reconnaître que des viols sont commis en toute impunité, qui refuse de prendre les dispositions appropriées pour les empêcher.”

Peu après, la police a annoncé avoir arrêté l’auteur du dernier viol connu, commis à Delhi vendredi soir. Elle a mis deux jours à retrouver un chauffeur du service américain de taxi, de particulier à particulier, Uber. L’homme en question, 32 ans, a été mis en détention et sera présenté demain à un juge. La jeune femme agressée avait réussi à prendre une photo de la voiture et à noter le numéro de chauffeur Uber.

Les autorités indiennes entendent poursuivre la start-up américaine Uber pour n’avoir pas vérifié les antécédents du chauffeur et dénoncer l’absence de GPS dans le véhicule.

Le 28 novembre dernier, deux jeunes soeurs ont été également agressées à un arrêt de bus et dans un bus par un groupe de trois hommes dans un Etat du nord de l’Inde. Elles se sont défendues, l’une avec une ceinture.
Les autorités ont arrêté les agresseurs et indemnisé les deux jeunes femmes pour leur “bravoure”, à hauteur de 498 dollars chacune, peu après la diffusion et le succès sur internet d’une vidéo tournée dans le bus.