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L'Inde s'attaque à Uber et ses concurrents après une accusation de viol

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L'Inde s'attaque à Uber et ses concurrents après une accusation de viol

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L’Inde a décidé de fermer temporairement les services de taxis non-enregistrés suite à une affaire de viol. C’est ce qu’a annoncé le ministre indien des Affaires intérieures Rajnath Singh après qu’une passagère ait accusé un conducteur travaillant avec l’entreprise américaine Uber de l’avoir violé.

La capitale indienne, New Delhi, a été la première à interdire ce type de services suite à l’incident. L’interdiction s‘étend désormais à tout le pays, Uber étant jusqu’alors présent dans 11 villes indiennes.

L’affaire provoque un scandale en Inde, secouée régulièrement par des affaires de violences faites aux femmes. En effet, le conducteur avait déjà été inculpé pour viol, mais avait obtenu un certificat de moralité signé par un policier. Selon l’agence Reuters, la signature sur ce certificat aurait été falsifiée.

Echec total

La victime présumée, une cadre d’un groupe financier, a expliqué à la police s‘être assoupie dans le taxi qui devait la ramener chez elle après avoir dîné avec un ami. A son réveil, rapporte l’AFP, elle s’est aperçue que le chauffeur s‘était arrêté dans une zone perdue de la capitale où il l’a violée avant de la déposer non loin de chez elle.

La jeune femme a pris une photo de la plaque d’immatriculation du véhicule pour dénoncer le chauffeur, malgré les menaces de mort émises par ce dernier.

Cette affaire révèle aussi l‘échec total, d’après Reuters, de la régulation de ces services de taxis en ligne, un secteur en pleine expansion. Le département des transports de Delhi a été lent à réagir et aurait envoyé, selon la presse locale, le document administratif signifiant à Uber son interdiction par fax.

Dans un rapport publié dans la presse, les autorités de la ville annoncent que seulement six entreprises de taxis déclarées sont désormais autorisées à New Delhi.

(avec agences)