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France : l'ex-otage Serge Lazarevic, sourire aux lèvres, à son arrivée


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France : l'ex-otage Serge Lazarevic, sourire aux lèvres, à son arrivée

Serge Lazarevic est de retour en France, libre, après plus de trois années de captivité au Sahel aux mains d’Al-Qaïda (AQMI). L’avion gouvernemental a atterri ce matin à l’aéroport de Villacoublay. Il en est descendu avec sa fille Diane et a été accueilli par le président François Hollande et le ministre de la Défense Jean-Yves Ledrian. Sa mère et sa soeur étaient également là pour l’accueillir, ainsi que le fils de Philippe Verdon.

“C’est une joie pour le peuple français, parce qu’il n’y a plus aucun otage français dans aucun pays du monde, même si nous n’oublions pas tous les autres otages étrangers” a notamment déclaré le chef de l’Etat.

Serge Lazarevic a perdu une vingtaine de kilos, il dit ne pas voir beaucoup de force, il sera examiné par des médecins :

“La vie est belle de retrouver la liberté. Je ne savais pas avant ce que c‘était la liberté, j’avais oublié ce que c‘était la liberté, et n’oubliez jamais qu‘être un homme libre, c’est faire attention à soi partout où vous allez, comme a dit Monsieur le Président, faites attention parce que la liberté, c’est plus cher que tout. Quand on est pris, quand on est malmené, qu’on est perdu, quand on est au bord de la mort, on pense plus à la vie”.

Débriefé par les services de renseignements juste après avoir retrouvé sa liberté, l’ex-otage Serge Lazarevic sera de nouveau entendu sur les détails de sa captivité après avoir retrouvé ses proches.

Philippe Verdon, l’autre Français enlevé avec lui par un groupe d’hommes armés le 24 novembre 2011, a été retrouvé mort d’une balle dans la tête en juillet 2013.

Les négociations ont été longues pour aboutir à la libération de Serge Lazarevic. François Hollande a remercié les présidents du Mali et du Niger.

Dans les médias français, on affirme qu’une “probable rançon”, ainsi qu’un échange de prisonniers, aurait permis la libération du Français.

En cette fin de matinée, l’association “Les amis de Ghislaine Dupont”, la journaliste de Radio France Internationale assassinée il y a un an au Mali, assure que la libération de l’otage français Serge Lazarevic a donné lieu à la remise en liberté de “plusieurs preneurs d’otages”.
Elle rappelle que le groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ayant revendiqué l’enlèvement de Serge Lazarevic et de Philippe Verdon, tué en juillet 2013, “est le même qui a revendiqué l’assassinat ignoble”, le 2 novembre 2013, de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, technicien de RFI, “quelque minutes seulement après leur enlèvement à Kidal au Mali”.

Il s’agit, précise le communiqué, de “la katiba Al Ansar d’Hamada Ag Hama, dit Abdelkrim Taleb ou Abdelkrim al-Targui (Abdelkrim le Touareg)”, groupe armé qui “serait aussi impliqué dans la détention puis la libération des otages d’Arlit (Niger) intervenue trois jours auparavant, le 29 octobre 2013”.

“La libération de Serge Lazarevic a donné lieu à la remise en liberté de plusieurs preneurs d’otages de ce groupe djihadiste, dont Mohamed Ali Ag Wadossene et Heiba Ag Acherif, ceux-là mêmes qui avaient participé à l’enlèvement de Serge Lazarevic et de Philippe Verdon en 2011”, affirme l’association.

“Nous espérons que le retour à la liberté de Serge Lazarevic incitera les autorités françaises et maliennes à redoubler d’efforts pour aider les juges chargés de l’enquête à éclaircir les circonstances et les mobiles du double crime du 2 novembre 2013 afin que les assassins de Ghislaine et Claude soit arrêtés et jugés”, conclut-elle.

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