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Présidentielle tunisienne historique : dernier round entre Essebsi et Marzouki

C’est sur l’avenue Habib Bourguiba, à Tunis, que les deux candidats au second tour de la présidentielle avaient donné rendez-vous à leurs militants

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Présidentielle tunisienne historique : dernier round entre Essebsi et Marzouki

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C’est sur l’avenue Habib Bourguiba, à Tunis, que les deux candidats au second tour de la présidentielle avaient donné rendez-vous à leurs militants et sympathisants, vendredi, pour clôturer leur campagne. Le scrutin est historique. C’est la première élection présidentielle au suffrage universel de l’histoire de la Tunisie.

Qui, dimanche, les Tunisiens vont-ils choisir ?
Béji Caïd Essebsi, le chef du parti Nidaa Tounès, principale formation anti-islamistes. À 88 ans, celui que l’on surnomme BCE se présente comme l’héritier des valeurs modernistes de Habib Bourguiba. Ou Moncef Marzouki, le président sortant arrivé à la tête du pays à la faveur d’une alliance avec les islamistes d’Ennahda en 2011. Opposant historique au président déchu Ben Ali, il avait fui le régime au début des années 2000 et avait trouvé refuge en France, avant de regagner la Tunisie 11 ans plus tard, après la Révolution de jasmin.

Durant la campagne, les deux finalistes se sont livré une véritable guerre, chacun dépeignant l’autre comme la pire option pour le pays. Arrivé en tête au premier tour avec 39 % des suffrages Béji Caïd Essebsi fait figure de favori.

Près de 5,3 millions d‘électeurs sont appelés aux urnes pour marquer cette étape supplémentaire dans le lent cheminement de la Tunisie sur la route difficile de la transition démocratique.

Les législatives, fin octobre, ainsi que le premier tour de la présidentielle, ont été salués comme “transparents” et “pluralistes” par les observateurs internationaux. La Tunisie fait ainsi figure d’exception parmi les pays du Printemps arabe qui pour l’essentiel ont basculé dans le chaos. Reste que des menaces pèsent sur le pays confronté depuis la révolution à un essor de la mouvance jihadiste. Ce second tour se déroulera donc sous très haute surveillance.