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HCR: les Syriens, premier contingent de réfugiés au monde

Les Syriens constituent la plus importante population de réfugiés relevant de la compétence du Haut-Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés qui vient de publier son rapport. Avec 3 millions de personnes ayant fui leur pays, ils forment le plus gros contingent au monde, derrière les Palestiniens, 5 millions de réfugiés, rattachés eux à une autre organisation.

200.000 personnes ont péri dans la guerre civile qui déchire la Syrie depuis quatre ans. 2014 a été l’année la plus sanglante avec 76.000 morts. De plus en plus de Syriens choisissent l’exil.

Tout d’abord accueillis à bras ouverts par les pays voisins, leur nombre devient problématique alors que la guerre s‘éternise. Le Liban est le plus touché avec 1,1 million de réfugiés syriens enregistrés auprès du HCR, soit l‘équivalent d’un quart de sa population.

Cet afflux de réfugiés a fait baisser les salaires et flamber les prix des loyers. La plupart des réfugiés étant des musulmans sunnites, ils menacent de compromettre le fragile équilibre confessionnel du pays.

Débordées, les autorités ont décidé lundi de limiter l’entrée des Syriens en leur imposant des visas. Une initiative sans précédent au Liban jugée inquiétante par le HCR qui a lancé un SOS à la communauté internationale “pour qu’elle soutienne les pays d’accueil, comm le Liban, pour les aider à faire face à cet énorme défi”.

Six catégories de visa limitent la durée de séjour. Chaque permis requiert des documents spécifiques tels qu’une réservation d’hôtel et 1.000 dollars pour un visa de tourisme, ou encore l’invitation d’une entreprise libanaise pour un visa de travail. Les Syriens déjà enregistrés auprès du HCR ne devraient pas être inquiétés. Les autres risquent l’expulsion.

“Certains vont essayer de trouver un soutien libanais, mais pour d’autres ce sera impossible. Cela va toucher beaucoup de Syriens, beaucoup vont perdre leur emploi. Certains ne peuvent pas payer pour le visa, ils n’ont pas déjà assez d’argent pour vivre”, remarque ce travailleur syrien.

Alors que l’hiver s’abat sur la région, le HCR redoute que les autres pays frontaliers de la Syrie s’inspirent de l’exemple libanais. Des milliers de réfugiés se retrouveraient alors bloqués aux frontières. Autant de clients potentiels pour les réseaux clandestins.

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