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L'inexorable recul des cours du pétrole


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L'inexorable recul des cours du pétrole

Peu d’analystes avaient prédit cette dégringolade des cours du pétrole qu’on voit bientôt passer durablement sous les 50 dollars le baril : que ce soit à Londres ou à New York.
Les motifs de cette chute vertigineuse restent valables : l’offre surabondante de brut et la demande modérée au regard des médiocres performances des économies européennes et à un degré moindre de celles de la Chine.
Le baril de Brent valait encore 69 dollars il y a un mois. Et en juin dernier il était à plus de 100 dollars.

Mais la baisse des cours c’est bon pour le portefeuille des consommateurs et pour les coûts des entreprises. Mais elle n’a pas que des conséquences positives.

“Avant Noël, tout ce que j’entendais, explique Mike Ingram du broker BGC, c‘était que la baisse des cours du pétrole était formidable pour les consommateurs et le dynamisme de l‘économie mondiale. Mais comme je l’ai souligné à l‘époque, il y a aussi des effets déplaisants. Un de ses effets c’est la possible tension géopolitique générée par des pays producteurs de pétrole. Je pense principalement à la Russie”.

L’autre conséquence c’est la forte baisse attendue des investissements du secteur pétrolier face à des cours qui se replient. L’impact sur les économies occidentales ne sera pas négligeable.
Enfin l’inconnue de cette situation c’est l’Arabie Saoudite. On ignore si Ryad poursuivra sa politique actuelle de fermeté et laissera les robinets ouverts qui maintiennent les prix à un bas niveau.

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